mercredi, février 18
Le siège social du groupe M6, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en novembre 2017.

Le groupe M6 a annoncé mardi 17 février « un plan d’économies de 80 millions d’euros à horizon 2030 », compte tenu des perspectives à la baisse du marché publicitaire et des progrès permis par l’intelligence artificielle.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés David Larramendy, PDG du groupe M6 : « Il faut un “new deal” de l’audiovisuel français »

Cela représente une réduction sur cinq ans d’« environ 8 % des coûts du groupe » audiovisuel, qui a enregistré un bénéfice net en recul de 28,6 % en 2025, à 123,4 millions d’euros, selon ses résultats annuels publiés mardi.

« Dans un environnement dégradé, nous souhaitons ainsi conserver les marges de manœuvre nécessaires pour continuer nos investissements dans nos programmes et nos activités streaming », a expliqué le président du directoire du groupe M6, David Larramendy, cité dans un communiqué.

Les économies porteront sur « l’optimisation des coûts de production », la « simplification [des] process » et la « réduction des (…) coûts techniques », est-il précisé. « L’IA permet de produire mieux » à un coût réduit et « nous avons engagé des discussions avec nos producteurs, internes comme externes », a affirmé M. Larramendy lors d’une conférence téléphonique. « Il ne s’agit pas de désinvestir [dans] les contenus », a-t-il insisté.

Succès du streaming

Pour 2025, la baisse du bénéfice net est due en partie à la surtaxe exceptionnelle pour les grandes entreprises prévue dans la loi de finances 2025 (− 10,6 millions d’euros à elle seule). En outre, la marque Stéphane Plaza Immobilier, qui porte le nom de l’ancien animateur condamné, a été dépréciée pour 35,5 millions d’euros. Cela est lié au changement d’agences, rebaptisées Sixième Avenue au sein de la même société et à des départs nets du réseau.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’enseigne Stéphane Plaza a perdu plus de la moitié de ses agences immobilières, après la condamnation de l’animateur

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe M6 s’établit à 1,26 milliard d’euros, en retrait de 4,2 % sur un an. Cela reflète « un recul marqué du marché publicitaire vidéo au second semestre, malgré le soutien de l’activité » streaming, qui « affiche des revenus en forte hausse (+ 27 % sur un an) », d’après le communiqué.

La plateforme M6 est ainsi un succès, avec 29 millions d’utilisateurs uniques en 2025, soit une hausse de 37 % sur un an. Depuis janvier, les chaînes du groupe M6 et les contenus de sa plateforme de streaming M6 sont diffusés sur Prime Video, le service de vidéo à la demande d’Amazon.

Le groupe a investi 13,7 millions d’euros de coûts opérationnels supplémentaires dans le streaming et confirme son objectif d’un chiffre d’affaires dans cette activité supérieur à 200 millions d’euros en 2028.

Globalement, ces résultats « illustrent la capacité du groupe à se réinventer, à renforcer [son] attractivité, tout en conservant une marge opérationnelle élevée », à 17 %, estime M. Larramendy. Le groupe comprend notamment les chaînes télé en clair M6, W9, 6ter et Gulli, et les radios RTL, RTL2 et Fun Radio.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’arrivée de Cyril Hanouna dans le Groupe M6 suscite l’opposition des journalistes

Il fait valoir la « meilleure progression du marché pour les audiences TV » sur « toutes les cibles », notamment pour W9 qui a recruté l’animateur Cyril Hanouna depuis septembre et a réalisé sa meilleure année auprès des 25-49 ans depuis 14 ans. En 2026, le groupe attend des « audiences massives » lors de la diffusion en exclusivité des 54 matchs en clair de la Coupe du monde de football, et donc des recettes publicitaires importantes.

Le Monde avec AFP

Share.
Exit mobile version