Un adolescent a été mis en examen mercredi pour assassinat, tentative de meurtre et violences aggravées après la mort en avril 2025 d’une lycéenne dans le collège-lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides, à Nantes (Loire-Atlantique), a appris, jeudi 22 janvier, l’Agence France-Presse auprès du parquet de la ville, confirmant une information de Presse Océan.
Placé en psychiatrie après les faits, le mis en cause est toujours hospitalisé dans un « établissement sécurisé », a précisé le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy.
Le 24 avril 2025, peu après midi, cet élève de l’établissement alors âgé de 16 ans, masqué et muni d’un couteau de chasse d’environ 20 centimètres, a tué une lycéenne de 15 ans, en la frappant de 57 coups de couteau dans une salle de cours. Dans une autre classe, il a fait trois blessés, deux garçons et une fille, âgés de 15 et 16 ans. Lors d’une conférence de presse au lendemain des faits, le procureur avait indiqué qu’« aucun mobile » ne pouvait être évoqué de « façon certaine ».
Une personne « extrêmement solitaire »
L’intervention d’un technicien en informatique qui a donné « un coup de chaise dans le dos » de l’agresseur a mis fin à l’attaque du lycéen, qui a été interpellé quelques minutes plus tard par la police, placé en garde à vue, puis hospitalisé dans une unité psychiatrique.
Le procureur avait décrit l’agresseur comme une personne « extrêmement solitaire » avec peu d’amis. Le jeune homme manifestait « clairement une certaine fascination pour Hitler », qui lui avait valu une convocation avec sa mère devant le sous-directeur du lycée la veille des vacances de Pâques.
Quelques minutes avant les faits, l’adolescent avait envoyé par e-mail à son établissement scolaire une sorte de « manifeste » d’écologie radicale, dans lequel n’apparaissait aucune référence au nazisme ni à l’ultradroite. Ce document évoquait « la mondialisation [qui] a transformé notre système en une machine à décomposer l’humain », et revendiquait une « révolte biologique » afin que « l’équilibre naturel, même cruel », reprenne « sa place » contre « l’écocide globalisé ».
Après la mort de leur fille, les parents de la lycéenne tuée avaient ouvert une cagnotte « à destination de structures pour l’aide psychologique à l’enfance », avaient-ils alors expliqué dans un communiqué.



