vendredi, mars 6
L’Ultra-Trail du Mont Blanc, à Chamonix (Haute-Savoie), le 30 août 2025.

Quels sont les effets sur l’organisme d’un marathon, d’un 100 kilomètres ou d’un ultra-trail ? La question intéresse de plus en plus les scientifiques, alors que les épreuves dites d’« ultra-endurance » – définies comme une course sur route ou sentier plus longue que les 42,195 kilomètres du marathon ou durant plus de six heures – ne cessent de se démocratiser.

Atteintes musculaires, rénales, inflammation, hyperglycémie, etc., de nombreuses modifications transitoires de paramètres biologiques ont été identifiées chez ces athlètes dans les heures et jours suivant l’arrivée.

Qu’en est-il des globules rouges, ces cellules sanguines qui transportent l’oxygène des poumons vers les tissus et éliminent le dioxyde de carbone ? Si les données sont moins fournies dans ce domaine, des anémies ont été décrites depuis longtemps chez des coureurs de longue distance. Elles sont notamment attribuées à une hémolyse dite « foot-strike », destruction mécanique des globules rouges liée aux chocs répétés des pieds sur le sol lors des appuis.

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Pour étudier plus finement le sujet, des chercheurs américains et français ont réalisé des tests approfondis chez vingt-trois traileurs, onze participants à la course de Martigny-Combe, en Suisse, à Chamonix, en Haute-Savoie (40 kilomètres, 2 300 mètres de dénivelé positif), et douze à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ou UTMB (171 kilomètres, 10 000 mètres de dénivelé positif). Avant et juste après l’épreuve, ces athlètes ont subi des examens hématologiques poussés, ainsi qu’une analyse multiomique. Cette approche a permis de doser, dans le plasma et dans les globules rouges, des milliers de protéines, lipides, métabolites… pour cartographier les réponses moléculaires à l’exercice.

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