mardi, janvier 20
Le stand Huawei lors du Mobile World Congress (MWC) de Shanghaï (Chine), le 18 juin 2025.

Bruxelles durcit sévèrement le ton à l’égard de Huawei. Mardi 20 janvier, la Commission européenne a ouvert la voie à une exclusion du géant chinois des télécommunications – tout comme à celle de son compatriote ZTE – des réseaux mobiles du Vieux Continent, à travers la révision de la loi sur la cybercriminalité.

Cette proposition fixe pour la première fois un cadre juridique permettant de considérer leurs équipements comme « à haut risque », afin de les interdire dans toute l’Union européenne (UE) pour des raisons de sécurité, tout en s’affranchissant des réserves exprimées par certains pays.

Aux yeux de Henna Virkkunen, la vice-présidente de la Commission, ce texte, qui entend plus largement améliorer la cybersécurité de l’UE, se révèle indispensable pour « protéger [ses] citoyens et [ses] entreprises », a-t-elle déclaré aux eurodéputés réunis mardi au Parlement européen de Strasbourg, qui devront l’approuver.

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Même si ne nomme pas directement Huawei, ZTE ou la Chine, cette nouvelle loi marque un tournant dans la politique de la Commission à l’égard des deux entreprises, réputées proches du pouvoir central de Pékin. Inquiet depuis des années de la place que prennent leurs équipements dans les réseaux mobiles européens jugés critiques, l’exécutif communautaire s’était contenté, depuis janvier 2020, de conseiller aux Etats membres de ne plus y recourir, alertant sur des risques d’espionnage ou de coupure des réseaux.

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