dimanche, août 16

« L’Ouganda restera en Somalie », a annoncé le ministre de la Défense ougandais Kiwanuka Kiryowa lors d’une conférence de presse ce 14 août. Même si les différents pays pourvoyeurs de troupes à la mission de l’Union africaine (à savoir le Burundi, Djibouti, l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya et l’Ouganda) affichent publiquement leur volonté de prolonger l’opération malgré l’arrêt des financements américains, le pessimisme est de mise. Il sera très difficile de trouver de nouveaux bailleurs pour cette mission coûteuse, alors que la Somalie fait peu de progrès sur le chemin de la stabilité.

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Kampala fournit 4 500 des 12 000 hommes de la mission de l’UA, mais 2 000 autres soldats ougandais sont sur le sol somalien dans un cadre bilatéral, au titre d’un accord signé en 2024. Une partie des soldats opérant sous le drapeau de l’UA pourraient donc basculer dans l’autre mission militaire. Mais pour cela, ajoute le ministre, l’Ouganda a besoin de « ressources » et le pays cherche du « soutien », y compris étranger.

La détermination de l’Ouganda à lutter contre les Shebabs tient au fait qu’ils ont commis un attentat à Kampala en 2010, causant la mort de 76 personnes. Pour le pays, projeter son armée en Somalie est également une manière de la maintenir opérationelle, de renforcer son influence régionale et de s’afficher auprès des grandes puissance – c’est aussi pour ces raisons que le pays s’est montré volontaire pour participer à la force internationale à Gaza, portée par Donald Trump.

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