Une “très grave atteinte à la souveraineté du Venezuela” et un “précédent extrêmement dangereux pour la communauté internationale”. C’est en ces termes que le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a condamné l’attaque menée par les États-Unis dans la nuit du 2 au 3 janvier à Caracas, qui s’est soldée par la capture de son homologue vénézuélien Nicolás Maduro.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion convoquée en urgence avec les ministres brésiliens de la Défense et des Affaires étrangères, le dirigeant de gauche a affirmé que Washington avait franchi une “ligne inacceptable”, et assuré que le Brésil “restait à disposition pour promouvoir la voie du dialogue et de la coopération”.
Lula, qui “n’a pas cité le nom” de Donald Trump ni du président vénézuélien, note un éditorialiste du site G1, a “respecté les principes de la diplomatie brésilienne” en s’opposant aux “violations du droit international”, et ce “sans défendre Maduro ni attaquer directement Trump”.
“Après tout”, poursuit-il, le Brésil n’avait pas reconnu la réélection du président vénézuélien en 2024, entachée par des “accusations de fraude massive”. Dans le même temps, Brasília était entrée dans une “phase de détente” et de rapports plus apaisés avec Washington.
Le “risque de déplaire” à Trump
Mais l’offensive américaine au Venezuela “menace” désormais les “bonnes relations” entre Lula et Donald Trump, estime O Globo. Pour le quotidien, le Brésil “n’a d’autre choix que de prendre fermement position contre l’invasion de son voisin”, alors même qu’il poursuit les négociations pour la suppression des surtaxes douanières américaine imposées sur ses produits.
En affirmant, samedi après-midi, que les États-Unis allaient “diriger” provisoirement le Venezuela et y implanter des compagnies pétrolières américaines, le locataire de la Maison Blanche a “donné des arguments” à ceux qui l’accusent de “promouvoir une action impérialiste”, ajoute le titre. Une nouvelle prise de position de Lula “exigerait” dès lors un ton “encore plus dur”, accentuant le “risque de déplaire” à son homologue américain.
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