- L’ancien Premier ministre a regretté jeudi dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » l’adoption définitive de la loi sur la fin de vie, prévoyant la création d’un « droit à l’aide à mourir ».
- « C’était un grand sujet pour un référendum », a insisté Michel Barnier, dénonçant un texte qui n’est pas « un progrès ».
- Le texte doit désormais être examiné par le Conseil constitutionnel, saisi par Sébastien Lecornu et Gérard Larcher.
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Fin de vie : vers une aide à mourir en France
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« J’ai voté contre ce texte. »
Au lendemain de l’adoption définitive par les députés de la loi sur la fin de vie, entérinant la création d’un « droit à l’aide à mourir » pour certains patients, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a redit mercredi 16 juillet dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » son opposition à cette réforme majeure, comme 240 autres députés de différents partis politiques (291 ont voté pour). « On a passé beaucoup de temps sur ce texte (…) mais on n’est pas allés au bout de la recherche d’un consensus dans la société française ou à l’Assemblée nationale »
, a regretté le député LR de Paris.
« On aurait pu passer plus de temps parce que c’est un texte qui concerne tout le monde et c’était donc probablement un grand sujet pour un référendum »
, a poursuivi Michel Barnier, alors que le président des Républicains Bruno Retailleau appelait aussi à une consultation des Français face au désaccord entre le Sénat et l’Assemblée nationale.
Les opposants au texte regardent désormais du côté du Conseil constitutionnel, saisi par le président du Sénat Gérard Larcher et le Premier ministre Sébastien Lecornu, « en concertation avec le président de la République »
, a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. La décision des Sages pourrait intervenir autour du 15 août.
Je ne crois pas que ce texte soit un progrès
Je ne crois pas que ce texte soit un progrès
Michel Barnier, député LR et ancien Premier ministre, sur TF1
« Il y a des doutes partout, y compris au niveau du gouvernement »
, a noté sur TF1 Michel Barnier, affirmant avoir pris le temps de mener des consultations sur le sujet quand il était à Matignon. « Je n’ai pas vu un aide-soignant me dire que donner la mort était un soin. Et donner la mort, ce n’est pas un progrès, contrairement à ce qui est dit aujourd’hui »
, a ajouté l’élu de 75 ans.
Et le ténor de la droite, qui soutient Bruno Retailleau pour la prochaine élection présidentielle, affirme qu’« il faudra évaluer ce texte »
si son parti arrive au pouvoir en 2027. « Beaucoup de ceux qui sont opposés à ce texte disent qu’il va permettre des dérives et qu’il va conduire à banaliser l’euthanasie »
, a insisté Michel Barnier, questionné par le journaliste Bastien Augey, malgré les conditions très strictes prévues par la loi. « Je ne crois pas que ce texte soit un progrès »
, a-t-il conclu.




