
Presque un conseil des ministres délocalisé à l’Assemblée nationale : le 17 décembre, neuf membres du gouvernement ont participé, au Palais-Bourbon puis au Sénat, à un débat sur le narcotrafic. Au moment où la ministre de la santé, Stéphanie Rist, s’est approchée du micro, quelques murmures de satisfaction et des applaudissements ont fusé sur les bancs de l’Assemblée – particulièrement à sa gauche. Sa présence, suivie notamment de prises de parole du ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, et du ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, mettait fin pour un temps à l’hégémonie du duo intérieur-justice, qui a monopolisé la longue séquence de mise en œuvre de la loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », adoptée le 13 juin.
Dans les couloirs des deux chambres, une attente, voire une exaspération, se faisait sentir : après l’« acte I » de la loi, focalisé sur l’arsenal répressif face aux trafics et à la criminalité organisée, le temps presse pour passer à l’« acte II », qui serait voué, cette fois, aux aspects de prévention, de suivi sanitaire des consommateurs ou encore de présence des services publics dans les quartiers défavorisés passés sous la coupe des réseaux de trafiquants.
Il vous reste 82.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




