- Billy Long, choisi par Donald Trump pour devenir le prochain d’ambassadeur des États-Unis en Islande, défraie déjà la chronique dans le pays nordique.
- L’élu est critiqué pour une blague où il mentionnait l’idée de faire de l’île le « 52ᵉ État » américain.
- Une pétition a été lancée en Islande pour dénoncer ces propos.
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Le Groenland dans le viseur de Trump
Pas encore en poste, mais déjà sous le feu des critiques. Ancien représentant républicain du Missouri au Congrès, Billy Long a été choisi par Donald Trump pour devenir prochainement le prochain ambassadeur américain en Islande (nouvelle fenêtre). Mais une petite phrase de ce futur responsable crée déjà la polémique dans le pays nordique. Comme rapporté par Politico
(nouvelle fenêtre), ce dernier aurait plaisanté devant ses collègues de la Chambre des représentants en affirmant que celui-ci pourrait devenir le 52ᵉ État américain, dont il pourrait devenir le gouverneur.
« Il n’y a rien de grave là-dedans », se justifie Billy Long
D’après le média américain, la remarque aurait été prononcée sur le ton de la blague. Mais la saillie ne fait du tout rire les autorités islandaises, ni même la population de l’île. « Le ministère des Affaires étrangères a contacté l’ambassade des États-Unis en Islande pour vérifier la véracité des propos qui lui sont attribués
« , précise le ministère islandais à Politico
. Alors que Donald Trump menace d’annexer le Groenland (nouvelle fenêtre), territoire autonome rattaché au Danemark, l’ensemble des pays de la région est en alerte face aux velléités expansionnistes du président américain.
Pour ce qui est de l’Islande, Billy Long a tenté d’apaiser les craintes de Reykjavik. « Il n’y avait rien de grave là-dedans
« , a assuré l’élu républicain auprès d’Arctic Today
(nouvelle fenêtre). « J’étais avec des gens que je n’avais pas vus depuis trois ans, et ils plaisantaient sur le fait que Jeff Landry soit gouverneur du Groenland, puis ils ont commencé à plaisanter à mon sujet, et si quelqu’un s’est senti offensé, je m’en excuse.
» Une simple boutade, donc ? La déclaration du candidat à l’ambassade fait en tout cas écho au souhait répété de Donald Trump de voir le Canada devenir le « 51ᵉ État américain
« (nouvelle fenêtre) – les États-Unis n’en comptent aujourd’hui que 50.
Pétition contre la nomination
Malgré ces explications, la sortie de Billy Long a mis en colère de nombreux Islandais. Dans une pétition, 2.000 habitants du pays ont demandé à l’actuelle ministre islandaise des Affaires étrangères, Katrín Gunnarsdóttir, de rejeter la nomination du trumpiste à Reykjavik. « Ces propos de Billy Long, que Donald Trump a nommé ambassadeur en Islande, ont peut-être été tenus sans conviction, mais ils sont insultants pour l’Islande et les Islandais, qui ont dû se battre pour leur liberté et ont toujours été des amis des États-Unis
« , est-il écrit dans ce document.
Au moment où l’administration Trump montre des signes de désengagement de plus en plus marqués dans la défense européenne, ce nouvel épisode s’inscrit dans la montée en tension entre les États-Unis et le Vieux continent. L’Islande, l’un des partenaires historiques de Washington, s’inquiète de ce nouveau contexte. Membre de l’Otan, le pays ne dispose pas d’armée et dépend de ses alliés pour assurer sa défense. Une base américaine sur l’île, officiellement fermée dans les années 2000, continue par ailleurs d’accueillir régulièrement des militaires américains.




