- Tulsi Gabbard refuse de confirmer une nouvelle fois ce jeudi que le pouvoir iranien constituait une « menace imminente ».
- Un haut responsable des renseignements a démissionné mardi dernier, n’affirmant pas non plus l’idée d’une « menace » immédiate.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
C’était la motivation affichée par l’administration américaine afin de justifier les hostilités. Sauf que la directrice du renseignement national américain Tulsi Gabbard refuse à nouveau jeudi 19 mars de confirmer les propos de Donald Trump selon lesquels l’Iran représentait une « menace imminente »
avant les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient.
« Si le président peut décider d’ignorer ce que vous faites, pourquoi avez-vous encore un travail ? »
, cingle à son tour Jimmy Gomez, élu démocrate de Californie, lors d’une audition devant une commission d’élus de la Chambre des représentants, après que Tulsi Gabbard et le directeur de la CIA John Ratcliffe ont affirmé qu’il revenait au président américain d’évaluer le degré d’urgence d’une menace.
Ces questions avaient pourtant déjà été éludées la veille par la directrice des renseignements devant une commission de sénateurs. Dans une déclaration écrite, elle avait jugé qu' »aucun effort »
n’avait été entrepris par les dirigeants iraniens « pour tenter de rétablir leurs capacités d’enrichissement »
depuis les bombardements américains contre des sites nucléaires en juin 2025, sans détailler ces propos à l’oral.
Les services de renseignements fragilisés
Dans la même veine que jeudi, Tulsi Gabbard s’est contentée de soutenir qu’elle avait transmis au président « l’analyse objective »
des services de renseignement. Cette dernière a toutefois confirmé une nouvelle fois que le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei était « gravement blessé »
, contrairement aux affirmations de Téhéran.
Interrogée sur le fait que les responsables américains semblaient plus incertains qu’il y a deux mois vis-à-vis des intentions du pouvoir iranien, elle a répondu qu’il s’agissait d’une « évaluation juste »
. Sans compter que les services de renseignement sont secoués depuis mardi par la démission d’un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme, Joseph Kent.
Dans sa lettre de démission à Donald Trump, Joseph Kent juge également que « l’Iran ne représentait aucune menace imminente »
pour les États-Unis et que la guerre avait été déclenchée « sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain »
. La police fédérale américaine (FBI) a même ouvert une enquête contre cet ancien haut responsable de l’antiterrorisme pour « fuites présumées d’informations classifiées »
selon des médias américains dont le New York Times
.




