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Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à Istanbul, en Turquie, le 30 janvier 2026.

L’Iran a annoncé, lundi 2 février, avoir convoqué les ambassadeurs européens en poste à Téhéran après la décision de l’Union européenne (UE) de désigner les gardiens de la révolution comme « organisation terroriste ».

« Hier [dimanche] et aujourd’hui [lundi], les représentants de tous les Etats membres de l’UE ayant une ambassade à Téhéran ont été convoqués au ministère des affaires étrangères », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei. « Il s’agit là d’une mesure minimale » avant l’annonce prochaine d’autres représailles, a ajouté M. Baghaei, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté l’Agence France-Presse (AFP).

Ce dernier a également déclaré s’attendre à ce qu’un « cadre » pour des négociations avec les Etats-Unis soit finalisé « dans les prochains jours », au moment où le président américain, Donald Trump, menace d’intervenir militairement contre Téhéran.

« Les pays de la région servent de médiateurs pour l’échange de messages », a déclaré Esmaeil Baghaei, alors que l’Iran et les Etats-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis quatre décennies. « Divers points ont été abordés, et nous examinons et finalisons les détails de chaque étape du processus diplomatique, que nous espérons conclure dans les prochains jours. Cela concerne la méthode et le cadre de travail », a ajouté le porte-parole, sans préciser les sujets qui seraient abordés.

L’Iran « agit toujours avec honnêteté et sérieux dans les processus diplomatiques, mais [notre pays] n’accepte jamais d’ultimatum. Par conséquent une telle affirmation ne peut être confirmée », a déclaré la diplomatie iranienne. Donald Trump a assuré vendredi qu’il avait fixé à Téhéran une échéance, sans la préciser, et que l’Iran voulait « conclure un accord ».

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Le Monde avec AFP

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