mardi, janvier 20
Des employés de NovAsco (ex-Ascometal) manifestent devant le siège de l’entreprise sidérurgique, à Hagondange (Moselle), le 14 novembre 2025.

L’Etat et les salariés licenciés de NovAsco (ex-Ascometal), main dans la main pour partir au combat contre un fonds d’investissement et résolus à lui faire payer les pots cassés. Voilà l’image inédite que le ministère de l’économie a donnée, lundi 19 janvier, lors d’une conférence de presse, au septième étage de Bercy, à Paris. « Il s’agit d’un moment historique de collaboration et d’un grand pas en avant pour le respect du droit pour les investisseurs », lance Christophe Clerc, l’un des deux avocats des salariés.

A sa droite, Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’industrie, vient d’annoncer le dépôt d’une plainte, ce lundi même, auprès du tribunal des affaires économiques de Paris, contre Greybull Capital, le repreneur-fossoyeur d’Ascometal. Si la lutte sociale est terminée et perdue, la bataille judiciaire, elle, ne fait que commencer.

Le ministre a expliqué cette action avec beaucoup de fermeté, ne mâchant pas ses mots à l’égard de ce fonds d’investissement britannique. Celui-ci a abandonné Ascometal un an après l’avoir repris, moyennant 85 millions d’euros d’aides publiques. En contrepartie, il devait investir 90 millions d’euros, dont 15 millions en fonds propres. Mais il n’en a apporté que… 1,5 million.

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