
Isabelle Brourman était au premier rang de la manifestation spontanée du 24 janvier à Minneapolis (Minnesota), en réaction au meurtre de l’infirmier Alex Pretti, tué le matin même par deux policiers de la Customs and Border Protection, la police aux frontières. Face aux agents masqués faisant pleuvoir du gaz lacrymogène, mettant en joue manifestants et journalistes avec leurs lanceurs de balles de défense et qui, à l’instar de la police de l’immigration (ICE), ont montré qu’ils étaient prêts à ouvrir le feu sur des citoyens américains, elle avait apporté ses crayons et sa planche à dessin.
Cette artiste new-yorkaise s’est donné pour mission d’illustrer les Etats-Unis de Donald Trump, au plus près des événements qui les font trembler ou vibrer. Ce projet « a beaucoup évolué depuis ses débuts, explique-t-elle. Ce n’est pas juste Trump. Il va plus loin. Trump est un symptôme, le symbole d’une conversation plus grande que nous devons avoir sur ce que ce pays est censé être. C’est ce que j’ai vu à Minneapolis. Là se livrait une bataille sur ce que veut dire être américain et être libre ».
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