mercredi, mai 6

Une semaine après un 5-4 de légende remporté par les Parisiens, le PSG se déplace à Munich, mercredi 6 mai à 21 h, pour y affronter le Bayern lors de la demi-finale retour de Ligue des champions.

Pour cette double confrontation entre les deux meilleures équipes d’Europe, la magie avait été au rendez-vous il y a huit jours dans un Parc des Princes en fusion derrière son équipe, alors que le Bayern espère cette fois compter sur le soutien de ses 75 000 spectateurs pour renverser la rencontre.

À la clé de cette nouvelle représentation des artistes du match aller : une place en finale face à Arsenal dans la Puskas Arena de Budapest, le 30 mai. Les Gunners, tombeurs de l’Atlético Madrid mardi soir, se sont qualifiés pour la deuxième finale européenne de leur histoire après celle perdue face au FC Barcelone, en 2006.

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Tenant du titre, le PSG retrouve l’Allianz Arena, théâtre de son premier sacre européen il y a un peu moins d’un an contre l’Inter Milan (5-0), avec un petit but d’avance. Un avantage tellement mince que le scénario complètement dingue du match aller, véritable ode au football d’attaque mené sur un rythme fou avec des joueurs offensifs d’une extrême efficacité des deux côtés, prenant le pas sur les défenses, n’est pas totalement à exclure.

« Ce sera le même match avec la même intensité »

« On s’attend au même match, voire pire », a appuyé Warren Zaïre-Emery, « ce n’est pas dingue, c’est ce qui va se passer, ce sera le même match avec la même intensité, et ce sera à nous de mettre le même rythme ».

« Je pense que ça sera aussi intense dans le jeu, mais ils vont tout faire pour éviter les buts qu’ils ont pris », estime Paul, supporter parisien interrogé mercredi sur la Marienplatz, dans le centre-ville de Munich. « On est supporters, donc on espère. Mais ça va être compliqué », glisse François Mandengue, autre fan du PSG. Un cortège avec la plupart des supporters parisiens (3 700 attendus) prendra la direction du stade à trois heures du coup d’envoi.

La philosophie de jeu des deux entraîneurs, Luis Enrique et Vincent Kompany, résolument portée vers l’attaque, plaide en tout cas en faveur d’une nouvelle nuit de folie.

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« À partir du moment où eux décident de faire ce qu’ils ont fait toute cette année, et la saison passée dans ce même stade quand ils ont remporté la finale de la Ligue des champions, il est possible que le match ait une physionomie similaire », a estimé Vincent Kompany.

« On va devoir être plus compétitif que jamais. On va essayer de vaincre l’ambiance et une équipe qui joue un football sensationnel », a souligné Luis Enrique, faisant le parallèle avec les matches de tennis de Rafael Nadal contre Roger Federer ou Novak Djokovic, où l’Espagnol voyait un surplus de motivation pour s’améliorer.

Un match retour « entre les deux meilleures équipes d’Europe »

« Ce sera un match de très haut niveau entre les deux meilleures équipes d’Europe, et avec l’idée d’arriver en finale. C’est un scenario passionnant », a ajouté le natif de Gijon, qui devra faire sans Achraf Hakimi ni le gardien remplaçant Lucas Chevalier (blessés), même s’ils sont du voyage à Munich pour soutenir leurs coéquipiers.

Le PSG dispute sa cinquième demi-finale sur les sept dernières saisons, signe de son enracinement parmi le gratin du foot européen. Voir Budapest à la fin du mois peut lui permettre de rejoindre le groupe des sept équipes – dont le Real Madrid, Liverpool ou le Bayern – qui ont disputé deux finales consécutives de Ligue des champions depuis 1993 et la nouvelle version de la compétition.

Paris est à présent tout aussi fort au Parc qu’à l’extérieur, grâce à un mélange de force mentale, de solidarité collective et de l’insouciance de sa jeunesse.

Sextuple champion d’Europe, le Bayern vise quant à lui une 12e finale européenne, la dernière remontant au sixième sacre de 2020 – après 1974, 1975, 1976, 2001 et 2013. Une victoire que les Munichois ont acquis… contre le PSG sur un but de Kingsley Coman (1-0) dans un triste huis clos en raison de la pandémie de Covid.

« On ne va pas changer notre style de jeu et notre ADN, on a été trop performants jusque-là pour ça », a prévenu le milieu de terrain du Bayern Joshua Kimmich.

Avec AFP

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