
Il y a des soirs où rien ne sourit, et le Paris Saint-Germain a vécu l’un de ceux-là, mardi 20 janvier à Lisbonne, frustré et renversé par le Sporting Portugal (1-2), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions. En domination totale, les tenants du titre ont longtemps fait planer la menace de l’ouverture de la marque, sans réussir à véritablement la transformer.
Warren Zaïre-Emery, d’abord, pensait avoir concrétisé la pluie de frappes parisienne sur la cage lisboète (30e), mais une faute initiale de Senny Mayulu, et une vérification des images, avaient conduit à l’annulation du but. Ousmane Dembélé, ensuite, se faisait prendre en situation de hors-jeu face à Rui Silva (42e), alors que Nuno Mendes avait à son tour percé la muraille des Portugais. Et le Ballon d’or 2025, encore lancé trop tôt, se voyait à nouveau refuser une réalisation inscrite cette fois-ci de la tête (57e).
La délivrance, tant attendue, est finalement venue pour les locaux. Et le coup du sort a voulu que Luis Suarez, l’ex-attaquant colombien de l’Olympique de Marseille, en soit l’auteur, profitant d’un ballon errant sur corner pour surprendre la défense francilienne (74e). Entré après l’heure de jeu, l’ailier géorgien Khvicha Kvaratskhelia débloquait enfin le compteur des Parisiens, d’une frappe magistralement enroulée (79e). Un réveil bienvenu, mais sans doute trop tardif.
« Un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois »
Mais les Lions du Sporting, l’appétit désormais ouvert, dans un dernier coup de boutoir, scellaient la rencontre d’un doublé de Luis Suarez (90e), s’appliquant de la tête sur un renvoi de Lucas Chevalier. « C’est un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois, maugréait Vitinha au micro de Canal+. On fait ce qu’on peut, mais si on ne marque pas, ça devient difficile. Ce n’est pas un bon soir pour nous en termes de résultat. »
Passablement agacé par cette défaite qu’il qualifiait de « décevante, injuste », Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, a préféré témoigné de son estime pour son équipe : « Je suis très fier de mes joueurs, et je suis sûr qu’avec cette mentalité, on va aller très loin. J’ai vu une seule équipe pendant tout le match, on a été très supérieur à l’adversaire, qui a été très bon. »
Désormais tombé à la cinquième place de la poule unique – comptant 36 clubs –, le Paris Saint-Germain (13 points) est toujours assuré de voir les barrages de la compétition. Mais son ticket directement qualificatif pour les huitièmes de finale est quant à lui menacé. Si le club de la capitale a toujours son destin entre ses mains, il devra toutefois obtenir un résultat positif lors de son dernier match de la phase de ligue, lors de la réception de Newcastle, le 28 janvier.
Monaco, naufragé du Bernabeu
Un déplacement délicat, sur la pelouse d’un Real Madrid pourtant en reconstruction, n’était sûrement pas la manière la plus simple de se relancer pour l’AS Monaco, en proie aux doutes et à une crise de résultats. Et l’addition a bel et bien été lourde pour le club du Rocher, soufflé par la « Casa Blanca » (6-1), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions.
Au terme d’une première période placée sous le signe de la résilience, les Monégasques ont été rapidement dépassés par la vivacité de Kylian Mbappé, bourreau par deux fois de son club formateur (5e, 26e). Mais la machine madrilène, encore en rodage, s’est véritablement mise en marche dans le second acte. Profitant d’erreurs et d’errances de la défense de l’ASM, le mastodonte espagnol a déroulé son talent, bien aidé par Thilo Kehrer, l’arrière allemand ayant été plusieurs fois fautif.
A l’initiative de relances manquées, ou de marquages trop lâches, l’ancien défenseur du PSG s’est rendu coupable sur les réalisations de Vinicius Jr. (63e) et de Jude Bellingham (80e), marquant également contre son camp (55e). Dans cette soirée cauchemardesque, la réduction anecdotique de l’écart par Jordan Teze (72e), sur une relance manquée du géant belge Thibaut Courtois, n’a toutefois pas permis de tirer du positif. « On a vu l’écart avec une grande équipe comme le Real Madrid », soulignait l’international tricolore Maghnes Akliouche.
Retombé à la vingtième place de la poule unique, l’AS Monaco, qui reste sur sept défaites en huit rencontres de Ligue 1, a cependant encore ses chances pour prolonger son aventure européenne. Et Maghnes Akliouche avait déjà la suite dans un coin de sa tête : « On sait qu’on est encore en course, le dernier va être crucial, il va falloir prendre des points contre la Juventus à domicile. »




