mercredi, mars 18
Jean-Luc Mélenchon, lors de son audition par la commission d’enquête parlementaire sur les liens entre mouvements politiques et réseaux islamistes, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 6 décembre 2025.

Cette commission d’enquête parlementaire pouvait-elle accoucher d’autre chose ? Conçue dès le départ par son initiateur Laurent Wauquiez, le président des députés Les Républicains (LR), comme une arme politique destinée à démasquer de présumées collusions entre la gauche et les islamistes, la commission d’enquête parlementaire « sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste » a conclu, dans son rapport rendu public mercredi 17 décembre, qu’il existait bien des « connivences » et « proximités » entre « certains élus de La France insoumise [LFI] » et des individus promouvant l’idéologie islamiste.

Mais l’énumération de fréquentations inquiétantes et de dérapages bien réels, tous déjà connus et documentés, ne suffit pas à étayer l’hypothèse d’une collusion systémique allant au-delà d’une stratégie de clientélisme électoral racoleur. Ni à prouver quels gains les islamistes auraient retirés de leurs prétendues accointances avec les « insoumis ».

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