samedi, août 15

  • Au moins 11 personnes, dont 3 enfants, ont été tuées dans des frappes israéliennes au sud du Liban ce samedi 15 août.
  • Le président libanais a estimé que ces frappes constituaient un « message clair » pour l’avenir des négociations entre Israël et le Liban.
  • De son côté, le Hezbollah a menacé Israël d’une « riposte appropriée ».

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Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière depuis les accords conclus en juin entre Israël et le Liban. Ce samedi 15 août, plusieurs frappes israéliennes ont fait au moins 11 morts dans le sud du Liban, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé. Au moins sept personnes ont péri à Ansar, « dont trois enfants et deux femmes », et deux autres ont été tuées, ainsi que neuf blessées, à Deir Zahrani.

Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit avoir « ciblé des infrastructures terroristes du Hezbollah dans les régions de Nabatiyé et d’Ansar ». Ces frappes « ont été menées en réponse à une grave violation de l’accord par le Hezbollah, après qu’il a attaqué nos forces à l’intérieur de la zone de sécurité convenue », a affirmé sur X la lieutenant-colonel Ella Waweya, porte-parole en langue arabe de l’armée israélienne. 

Une version contestée par le Premier ministre libanais Nawaf Salam, qui dénonce « une escalade ». « Les sept victimes de la frappe israélienne sur le village d’Ansar ne constituent pas une ‘infrastructure militaire’ et les femmes et les enfants qui ont été tués ne sont pas des cibles militaires », a souligné ce dernier. De son côté, l’Agence Nationale de l’Information (ANI) décrit une frappe menée « par des avions de combat ennemis contre une maison » située à la périphérie du village.

Le Hezbollah exhorte à mettre fin aux négociations « humiliantes »

À son tour, le président libanais Joseph Aoun a dénoncé « la mort d’une famille entière dans le village d’Ansar » et condamné les « violations répétées de l’accord-cadre (…) et du droit international protégeant les civils ». Selon son cabinet, ces nouvelles frappes envoient un « message clair concernant le processus de négociation », alors qu’un huitième cycle de négociations entre Israël et le Liban doit se tenir à Rome début septembre.

« L’ennemi israélien doit comprendre que ses agressions (…) et tentatives d’imposer un fait accompli ne peuvent se poursuivre, et recevront la riposte appropriée, en défense du Liban », a réagi le Hezbollah dans un communiqué. Le groupe libanais pro-iranien a de nouveau exhorté Beyrouth à mettre fin aux négociations « humiliantes » menées avec Israël.

Le Liban a été entraîné début mars dans le conflit entre l’Iran et les États-Unis, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, après l’offensive américano-israélienne lancée contre l’Iran. Israël a mené en représailles de nombreuses frappes aériennes au Liban et déployé des troupes dans le sud du pays, faisant plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises. Malgré la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran en juin, puis d’un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale encore ponctuellement des frappes israéliennes. 

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