- Ce dimanche 12 avril, Paris accueille le Schneider Electric Marathon.
- En France, la course à pied enregistre un record historique avec 4,12 millions de résultats en 2025.
- La participation féminine progresse de 28% à 37% en une décennie.
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Bien dans son sport, bien dans son corps
C’est l’une des activités sportives les plus pratiquées en France et son engouement ne fait que croître d’année en année. D’après le dernier baromètre Finishers mené par l’Union Sport & Cycle pour la Fédération française d’athlétisme, 4,12 millions de résultats ont été enregistrés en 2025, « un record historique »
. Le baromètre note une progression de 40% en dix ans des participations à la course sur route et une hausse de 150% pour les courses de trail. Surtout, les chiffres montrent une féminisation de la pratique. En effet, « la proportion de femmes qui participent à des événements de course à pied a nettement augmenté sur les dix dernières années, passant de 28% à 37 %
« , note le baromètre Finishers.
Pour Adrien Tarenne, responsable service des pratiques compétitives et évolutives à la Fédération française d’athlétisme (FFA), il existe plusieurs explications. « Il y a une réorientation à la fois des services qui sont proposés, notamment sur les événements, des produits, mais aussi toute une communication, un plan de communication qui est associé à l’événementiel et aux équipements de running
« , explique-t-il à TF1info. Il poursuit : « Les sujets spécifiques à la pratique féminine, c’est quelque chose qui existait assez peu il y a une dizaine d’années et aujourd’hui ce sont des sujets qui sont très relayés, qui sont centraux
« . Si les femmes se mettent à courir, c’est d’abord pour des raisons de bien-être et de santé, mais aussi pour le défi et le challenge personnel. Elles sont aussi portées par « des athlètes qui sont de vraies ambassadrices de ces sujets-là
« , qui peuvent donner des conseils pour s’y mettre. Et côté entraînement, « il y a aussi des formations qui existent pour les entraîneurs et qui sont vraiment spécifiques à la pratique féminine
« .
L’impact des courses exclusivement féminines
Les chiffres sont aussi historiques quand on sait qu’il n’y a pas si longtemps, les femmes n’avaient pas le droit de participer à des courses. Ce n’est qu’en 1981 que le Comité international olympique a ouvert officiellement le marathon aux femmes. Si la parité n’est pas encore atteinte sur les marathons, les femmes plébiscitent un autre format. En effet, c’est surtout sur le 10 km qu’elles sont le plus présentes, puisqu’on enregistre 41% de participantes, rapporte le baromètre.
« Le 5 km est le format de course où on est à égalité, voire très légèrement en faveur des femmes
« , souligne Adrien Tarenne. Pour lui, c’est « beaucoup de représentation, de symbolique, de culture qui est encore très ancrée
« . Si les femmes ne sont pas encore suffisamment présentes sur les courses de type marathon, c’est pour lui une question sociétale et culturelle qui fait qu’elles ont « moins de disponibilité pour s’entraîner parfois en semaine de façon régulière ».
Il ajoute : « La disponibilité pour aller se déplacer le week-end sur une course, c’est encore quelque chose qui n’est pas tout à fait aussi évident pour une femme que pour un homme »
. Néanmoins, il préfère rester positif : « Sur un temps long, avec les chiffres dont on dispose et qu’on analyse sur dix ans, l’évolution reste très positive sur la féminisation
« . Les formats de courses exclusivement féminines ont par ailleurs été d’excellents initiateurs et moteurs dans l’évolution de cette pratique. « On va retrouver des femmes qui ont souvent vécu leur première expérience sur ces courses parce qu’elles se sentaient plus à l’aise, complètement accueillies dans les meilleures conditions
« . Et de conclure : « Une fois qu’on a vécu ce type de course, on a franchi peut-être la première marche et on va avoir envie d’aller vers des courses mixtes, et peut-être parfois se rendre compte que les représentations pouvaient être un peu erronées
« .




