dimanche, mars 22

  • Israël assure que l’Iran peut directement menacer l’Europe avec ses missiles balistiques.
  • Sur LCI, le général François Chauvancy doute sérieusement de cette possibilité.

« Berlin, Paris et Rome se trouvent toutes dans la zone de menace directe. » C’est ce qu’a déclaré le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, dans une allocution à la suite de la tentative des Iraniens de détruire la base américano-britannique de Diego Garcia. Il y fait notamment référence à la portée plus grande que prévue des missiles iraniens.

« C’est une manière de nous concerner directement« , réagit sur LCI le général François Chauvancy, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. « On est bien dans une dramatisation de la situation et aussi peut-être dans une recherche de nouveaux alliés dans ce conflit.« 

Les deux missiles lancés par l’Iran n’ont pas atteint leur cible. Le premier se serait abîmé en mer, tandis que le second aurait été intercepté par l’armée américaine. « C’est quand même très flou. On nous informe qu’un missile peut maintenant atteindre plus de 4.000 kilomètres, qu’il aurait été ou a été détruit à une certaine distance mais on ne sait pas où exactement« , soulève le général François Chauvancy.

Selon lui, agiter cette crainte d’une attaque iranienne sur l’Europe ne date pas d’hier. « Dans les années 80, la défense antimissile européenne avait pour vocation non pas de s’opposer à des missiles russes, mais des missiles iraniens qui pourraient toucher l’Europe. C’était une manière de mettre en place les bases. La crainte [qu’un missile iranien touche l’Europe] a toujours existé. Cependant la menace n’a jamais été prouvée« , conclut-il.

Mael NARPON

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