vendredi, mars 13

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a rappelé aux ambassadeurs réunis à Bruxelles plus tôt cette année l’importance de la sécurité sanitaire.

Les tensions géopolitiques récentes ont mis à rude épreuve les systèmes de santé européens et les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques.

La pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine et les récents changements politiques chez des partenaires internationaux comme les États-Unis ont profondément bouleversé le paysage sanitaire de l’Union européenne.

Au cours des dernières années, le bloc a été confronté à des perturbations de ses chaînes d’approvisionnement, à des pénuries de médicaments et de personnel, à des menaces de tarifs douaniers et à une fuite des cerveaux, sur fond de vieillissement de la population et de systèmes de santé déjà saturés.

Le paysage mondial de la santé a lui aussi été fragilisé. La décision des États-Unis de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé et de suspendre toute aide humanitaire et de développement à l’étranger a créé un vide considérable, ouvrant la voie à de nouveaux acteurs et à de nouvelles dynamiques.

L’Union européenne est-elle donc prête à maintenir sa position de leader en matière de santé mondiale et à garantir à la fois sa compétitivité et la stabilité en son sein ?

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Quels sont les principaux défis ?

Le secteur pharmaceutique et biotechnologique européen constitue l’un des piliers mondiaux du commerce et de la recherche. Sans l’industrie pharmaceutique, la balance commerciale de l’UE passerait d’un excédent de 147 milliards d’euros à un déficit de 47 milliards, selon la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques (EFPIA).

Le secteur investit environ 55 milliards d’euros par an dans la recherche et le développement (R&D) et génère près de 320 milliards d’euros d’exportations, ce qui en fait, selon l’EFPIA, le premier contributeur à l’excédent commercial de l’UE.

Pourtant, de récentes analyses montrent que l’Europe perd du terrain.

Au cours des deux dernières décennies, la région a perdu environ 25 % de sa part mondiale des investissements en R&D. Entre 2010 et 2022, la R&D pharmaceutique de l’UE a progressé de 4,4 % par an, contre 5,5 % aux États-Unis et 20,7 % en Chine.

Le rapport Draghi a identifié les secteurs pharmaceutique et biotechnologique comme deux des dix secteurs stratégiques dans lesquels l’Europe doit investir et retrouver de la compétitivité.

Que fait l’UE ?

L’Union européenne a réagi par plusieurs initiatives législatives et réglementaires, notamment :

L’EU Biotech Act, qui vise à créer un cadre permettant aux innovations biotechnologiques d’arriver plus rapidement sur le marché, afin de renforcer la compétitivité du bloc.

Parallèlement, la refonte de la législation pharmaceutique de l’UE revoit de fond en comble deux décennies de règles sur les médicaments. Le nouveau cadre allonge les périodes de protection réglementaire pour inciter les entreprises à produire et à commercialiser leurs produits en Europe.

Enfin, le Critical Medicines Act vise à sécuriser l’approvisionnement en médicaments essentiels et à réduire les dépendances.

La question de savoir si les instruments de l’UE seront suffisants sera au cœur des discussions lors de l’Euronews Health Summit, le 17 mars, où des experts de la santé issus de l’industrie, des institutions publiques, des centres de recherche et de la société civile débattront de la voie à suivre pour que l’Europe gagne en souveraineté sanitaire.

Euronews Health Summit – Euronews

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [feedback-articles-fr@euronews.com].

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