vendredi, février 6
Dans le quartier de Times Square, à New York, le 4 janvier 2026.

Coup de froid sur l’export des parfums et cosmétiques français. Pour la première fois depuis vingt ans, les exportations de flacons, tubes de crèmes et fards français ont reculé en 2025. Après trois années de vive hausse, les ventes à l’étranger de la production issue des usines françaises de L’Oréal, Clarins et autres Chanel ont légèrement reculé de 0,1 %, à 22,4 milliards d’euros.

En dépit de cette contre-performance, l’industrie française des produits de beauté qui, directement et indirectement, emploie 300 000 personnes en France demeure « le deuxième contributeur à la balance commerciale », derrière l’aéronautique, souligne Emmanuel Guichard, délégué général de la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA).

Mais cette contre-performance alarme le secteur. Car elle est entièrement due au marché américain, où la faiblesse du dollar s’est conjuguée à l’instauration de nouveaux droits de douane annoncée lors de l’investiture du président américain, en janvier 2025. Depuis le 7 août 2025, les taxes atteignent 15 % (et 20 % pour les produits cosmétiques dont le contenant, le flacon ou le boîtier sont fabriqués à partir d’aluminium ou d’acier). Résultats, les exportations françaises ont plongé de l’ordre de 18,5 % outre-Atlantique, pour atteindre 2,3 milliards d’euros environ. « L’export de flacons de parfum y a plongé de 16 % », souligne M. Guichard.

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