mercredi, janvier 14

A Toulouse, une quinzaine de tracteurs défient l’interdiction de manifester décidée par la préfecture

Une quarantaine d’agriculteurs de la Coordination rurale (CR) du Gers, venus avec une quinzaine de tracteurs, sont rentrés dans la nuit de mardi à mercredi dans le centre-ville de Toulouse et stationnaient près de la préfecture, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

Le préfet de Haute-Garonne et de la région Occitanie avait pris mardi un arrêté interdisant « la manifestation revendicative du mercredi 14 janvier 2026 à Toulouse et sa périphérie », prévue par plusieurs organisations syndicales d’agriculteurs, tout comme la circulation de tracteurs et d’engins agricoles sur les axes structurants de la région.

Mais dans la soirée de mardi, les agriculteurs gersois mobilisés sont rentrés dans Toulouse et se sont approchés du centre-ville, où ils se trouvaient vers minuit, à environ une centaine de mètres de la préfecture, devant un barrage de forces de l’ordre, positionnées sur place avec deux véhicules Centaure d’intervention de la gendarmerie.

« Malgré tous les efforts pour nous museler, pour nous interdire de manifester, pour nous intimider et nous faire rester chez nous, nos tracteurs sont enfin rentrés dans Toulouse », s’était félicité vers 23 heures Lionel Candelon, président de la CR du Gers et de la chambre d’agriculture locale, dans un SMS à l’AFP.

« Quand nous, on décide de s’approcher pacifiquement, on a un accueil qui est bien différent d’autres personnes », a regretté sur place Vincent Arbusti, porte-parole de la CR du Gers, affirmant que « les premiers arrivés, le plus proche de la préfecture, se sont vus casser une vitre par les forces de l’ordre ».

Quatre personnes ont également été interpellées, selon M. Arbusti. « Voilà la réponse de l’Etat quand on sait que l’on ne nous a apporté aucune réponse, hormis la signature du Mercosur », a-t-il poursuivi.

D’autres actions d’agriculteurs devaient avoir lieu dans la matinée en région toulousaine, selon plusieurs responsables syndicaux contactés par l’AFP.

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