
Finalement, la réunion a eu lieu, ce qui constitue – presque – un petit événement. Mercredi 28 janvier, les syndicats et le patronat se sont rencontrés pour engager une négociation sur les contrats de travail de courte durée. Plusieurs protagonistes, dont les trois mouvements d’employeurs, avaient prévenu qu’ils feraient défection si le gouvernement ne répondait pas à certaines de leurs attentes, en amont de ce temps d’échange. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, leur ayant donné satisfaction par le biais d’une lettre envoyée pendant la nuit précédente, les acteurs sociaux ont pu lancer les pourparlers.
Le rendez-vous de mercredi après-midi s’inscrit dans un feuilleton alambiqué, en lien avec l’assurance-chômage. En novembre 2024, les représentants des travailleurs et des chefs d’entreprise, qui gèrent le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi à travers l’association paritaire Unédic, parviennent à un accord redéfinissant les règles du régime.
Quelques mois plus tard, ils aboutissent à un autre compromis, consacré – cette fois-ci – au bonus-malus. Ce mécanisme consiste à moduler les cotisations à l’assurance-chômage en fonction de la fréquence à laquelle un patron se sépare de ses collaborateurs : ainsi, une entreprise, qui embauche du personnel en multipliant les contrats à durée déterminée et les missions d’intérim, est susceptible de se voir appliquer le taux de contribution le plus élevé, tandis que celle dont la main-d’œuvre est stable paiera moins. Sur ce dispositif, les syndicats et le patronat trouvent, en mai 2025, un terrain d’entente, qui prévoit, entre autres, des tractations complémentaires à mener ultérieurement sur les contrats courts.
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