mercredi, mars 4

Carnet de bureau. Les titres-restaurant 2025 sont périmés. La date butoir pour les utiliser était le 28 février ! Le solde non dépensé reviendra en partie aux comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises. VTC, policiers, agriculteurs, travailleurs à domicile ou encore livreurs Deliveroo n’en ont cure. Bien que n’ayant pas des revenus très élevés, ils n’ont pas de titres-restaurant.

En 1913, première loi sur la restauration d’entreprise, l’équité n’était pas le sujet. Ni en 1960, avec l’obligation du réfectoire si au moins 25 salariés le demandaient. Ni en 1967, date de création du système de cofinancement par les employeurs et les salariés de ces nouveaux « bons repas ».

L’objet social du titre-restaurant était alors de permettre aux entreprises de fournir un lieu salubre pour le repas du personnel à l’extérieur de l’établissement pour ceux qui ne disposaient pas de local. L’ordonnance de 1967 libérait ainsi les employeurs de l’obligation d’avoir un espace de restauration dès lors qu’ils fournissaient les fameux « tickets resto ». Dès l’origine, le titre-restaurant n’est donc pas un droit, mais un avantage social laissé à la discrétion de l’employeur.

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Ainsi, « le ministère de l’intérieur n’attribue pas de titre-restaurant », illustre un porte-parole de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR). Deliveroo et Uber Eats sont utilisateurs, mais leurs livreurs n’en perçoivent pas. Au total, seuls 5,5 millions de travailleurs en profitent : des salariés du secteur privé depuis 1967 et des agents de la fonction publique, sous conditions depuis 2001.

Un complément de rémunération

Mais quel que soit son nom (Chèque de table, Chèque déjeuner, Ticket Restaurant ou Pass Restaurant), ces dernières années, son usage a changé. Depuis les fortes variations de l’inflation après la pandémie de Covid-19, les salariés du privé comme du public payent régulièrement leurs courses en « tickets resto ».

Cette dérogation a été instaurée en mesure d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat en 2022 et prorogée jusqu’à fin 2026. Le titre de restauration pour le repas du jour est ainsi devenu un complément de rémunération pour 40 % des travailleurs. « Aujourd’hui, l’usage est de 70 % en restauration et 30 % en distribution », assure Ilan Ouanounou, directeur général d’Edenred France.

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