Les chefs d’Etat et de gouvernement européens avaient fixé, le 18 décembre 2025, le principe d’un grand prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour lui permettre d’affronter les années 2026 et 2027, alors que la Russie de Vladimir Poutine ne montre toujours pas de volonté de mettre un terme à sa guerre d’invasion. Mercredi 4 février, les ambassadeurs des Vingt-Sept se sont entendus sur la mise en œuvre de cette promesse après plusieurs semaines d’intenses discussions.
Initialement, une grande partie des Etats européens souhaitaient utiliser les actifs russes immobilisés sur le Vieux Continent pour financer l’effort de guerre ukrainien. Mais la Belgique a refusé, obligeant les dirigeants européens à trouver une solution alternative : lancer un emprunt de quelque 90 milliards d’euros, garantis par le budget de l’Union européenne (UE), mais dont les intérêts seront payés par les seuls Etats volontaires. La Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont soutenu cette initiative après avoir obtenu l’assurance de ne pas avoir à payer pour prendre en charge les intérêts.
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