mercredi, février 4

C’est une plongée dans la réalité des pratiques salariales en France pour 2026 que livre le Centre études & data du Groupe Alpha dans sa nouvelle note, publiée en avant-première par Le Monde, mercredi 4 février. Contrairement à la plupart des enquêtes salariales, élaborées à partir d’un sondage des directions et de budgets prévisionnels, l’étude du Groupe Alpha s’appuie sur l’analyse exhaustive des accords de négociations annuelles obligatoires (NAO) déjà conclus pour 2026 et disponibles début janvier dans la base Legifrance.

Ainsi sur 1 285 accords salariaux, 800 se sont révélés « exploitables », avec des données précises sur les augmentations du salaire de base, représentant un panel de 800 entreprises de tout secteur et de toute taille, employant au total environ 430 000 salariés.

Premier constat : le niveau des augmentations négociées baisse pour la troisième année d’affilée. La hausse moyenne constatée dans les entreprises qui revalorisent les salaires est de 1,73 % (1,71 % pour les cadres, 1,75 % pour les ouvriers et employés), contre 2,27 % pour 2025 et 3,5 % pour 2024. Les augmentations sont en recul dans l’ensemble des secteurs avec les budgets les plus élevés dans les services financiers (2,06 %) et l’énergie-chimie (1,97 %), et les plus bas dans les transports (1,42 %) et dans les entreprises de l’économie sociale (1,45 %).

L’inflation s’étant imposée ces dernières années comme le référentiel-clé des NAO, son ralentissement, à 0,8 % sur un an en décembre 2025, a sans surprise fait diminuer le niveau des budgets consacrés aux salaires. « Ils restent tout de même bien au-dessus de l’indice des prix à la consommation, ce qui signifie donc des hausses de pouvoir d’achat pour les salariés concernés. Pour autant, selon nos calculs, seules 32 % des pertes de pouvoir d’achat connues durant la période de forte inflation ont été compensées à ce jour et, à ce rythme, cela nécessitera plusieurs mois voire années », souligne Alice Rustique, chargée d’études au Groupe Alpha.

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