vendredi, janvier 23

Bonjour,
Qu’est ce que cet »accord cadre » entre Trump et l’OTAN au Groenland ?
Les pays constituant l’OTAN ont ils eu leur mot à dire ?

Enoris

Bonjour,
L' »accord » est-il proposé ou conclu par l’OTAN, et est-il conclu du point du Danemark et du Groenland?

LPSfr

Merci pour votre question à laquelle il reste difficile de répondre, tant les détails de cet accord-cadre, annoncé mercredi par le président américain, Donald Trump, à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos, restent flous. « Moi-même je ne sais pas ce que contient exactement l’accord concernant mon pays », a déploré hier le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.

Après l’annonce de cet accord, Donald Trump a écarté le scénario d’un recours à la force pour s’emparer du Groenland et a renoncé à imposer de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays européens. Il a en revanche déclaré avoir obtenu un « accès total » et permanent au territoire autonome danois et affirmé que l’accord incluait « les droits miniers » et son projet de bouclier antimissile baptisé « Dôme d’or ». Mark Rutte, de son côté, a confirmé que l’OTAN allait renforcer sa présence dans l’Arctique, mais il a démenti que les questions des ressources minérales de l’île ou de sa souveraineté aient été abordées lors de sa rencontre avec le président américain.

La presse a notamment évoqué cette semaine la renégociation de l’accord de défense sur le Groenland, conclu entre les Etats-Unis et le Danemark, régissant l’accès et la présence militaire américaine sur l’île arctique. L’accord de 1951 a établi le droit des Etats-Unis de construire des bases militaires au Groenland et de circuler librement sur son territoire. Ce droit demeure en vigueur tant que le Danemark et le Groenland sont informés des actions de Washington qui possède une base à Pituffik, dans le nord de l’île.

Des informations ont fait état de la possibilité pour les Etats-Unis d’obtenir la souveraineté territoriale sur la base de Pituffik et, éventuellement, sur d’autres portions du territoire pour y installer de nouvelles bases. L’accord de 1951, révisé en 2004, donne en effet de très importants pouvoirs aux Etats-Unis, mais pas la « souveraineté » si chère à Donald Trump. Ce scénario, qui s’inscrit en violation de la tradition inuite qui bannit la propriété privée foncière sur l’île, a été rejeté par le ministre des affaires étrangères danois, ainsi que par l’OTAN.

Le cadre dont ont discuté Mark Rutte et Donald Trump prévoit par ailleurs d’interdire les investissements chinois et russes au Groenland, a indiqué une source à Reuters. Une autre source proche du dossier a précisé que l’accord conclu ne constituait qu’un « cadre de travail », ajoutant que « tout ce qui est rapporté concernant des détails précis relève de la spéculation ».

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