mardi, janvier 13

« Le chiffre d’affaires moyen des entreprises dirigées par des femmes est 2,4 fois inférieur à celui des entreprises dirigées par des hommes », révèle l’étude de l’Observatoire de la Confédération des PME (CPME), publiée vendredi 9 janvier, alors même qu’elles affichent une meilleure rentabilité. Un « paradoxe structurel » qui s’explique par la persistance d’un « plafond de verre », lié aux obstacles rencontrés par ces femmes pour développer leurs activités.

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Les sociétés dirigées par des femmes affichent, en moyenne, une marge brute supérieure de 1,8 point à celles qui sont dirigées par des hommes, d’après l’étude. Les start-up fondées par des femmes génèrent, quant à elles, 10 % de revenus supplémentaires sur cinq ans pour un capital investi comparable, selon l’étude du Boston Consulting Group (BCG) « Why Women-Owned Startups Are a Better Bet », de 2018.

« Les structures dirigées par des femmes ne sous-performent pas, elles restent structurellement sous-dimensionnées », alerte la CPME dans son étude, pointant notamment leur accès restreint aux ressources nécessaires à la croissance. Cette difficulté tient en partie à la délicate conciliation entre leurs vies professionnelle et personnelle, dans un contexte où le partage des tâches domestiques et familiales reste inégal.

Une forme d’autocensure

Selon une enquête de Bpifrance de 2022, 37 % des conjoints des dirigeantes ne s’occupent pas de la gestion quotidienne du ménage (éducation des enfants, planification des vacances, tâches ménagères), contre 14 % des conjointes des dirigeants. S’y ajoutent les freins liés à une plus grande difficulté à défendre leurs projets face à des investisseurs majoritairement masculins, et à la tendance de nombreuses femmes à solliciter des montants de financement moins élevés, par une forme d’autocensure. Le recours au crédit, par exemple, est également moins fréquent chez les femmes dirigeantes, inférieur de 19,5 % par rapport à leurs homologues masculins.

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