Plus de 1 700 personnes ont été confinées mardi et mercredi à bord d’un navire de croisière à Bordeaux, après le décès d’un passager et l’apparition chez des dizaines d’autres suite à une épidémie de gastro-entérite.
L’agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a indiqué qu’une équipe médicale avait été dépêchée à bord pour établir un bilan de la situation sanitaire et que des prélèvements avaient été effectués.
Ce mercredi soir les résultats sont tombés, et il s’agissait bien d’une épidémie de gastro-entérite d’origine virale. Les autorités ont donc annoncé lalevée partielle de la quarantaine, et ceux qui n’ont pas de symptômes peuvent sortir.
« Selon les informations communiquées hier soir par le capitaine du navire, jusqu’à une cinquantaine de passagers ont présenté des symptômes compatibles avec une infection digestive aiguë », ont écrit les autorités sanitaires locales dans un communiqué.
Tout ces passagers ont été immédiatement pris en charge par le médecin du bord et isolés dans leurs cabines.
Selon les responsables, les passagers à bord de l’Ambition ont présenté un pic de symptômes lundi, alors que le navire était à quai à Brest.
Un panneau près du bateau de croisière Ambition à Bordeaux, interdisant l’accès à proximité. – AP Photo
« Il n’y a aucune raison d’établir un lien entre cet épisode à bord d’un navire de croisière et les cas d’hantavirus détectés sur le MV Hondius », avaient rapidement précisé les autorités sanitaires françaises, qui sont sur le qui-vive depuis le début de la crise sanitaire liée à l’hantavirus.
Le paquebot Ambition, de la compagnie britannique Ambassador Cruise Line, avait quitté les îles Shetland, au nord de l’Écosse, le 6 mai, puis fait escale à Belfast, en Irlande du Nord, à Liverpool, en Angleterre, à Brest, avant de rejoindre Bordeaux, d’où il devait repartir pour l’Espagne.
La gastro-entérite est fréquente sur les navires de croisière
Les épidémies à bord restent rares au regard du nombre total de voyages, mais lorsqu’elles surviennent, elles sont le plus souvent liées à des virus gastro-intestinaux.
Ces virus, notamment le norovirus, se transmettent très facilement par les mains, les surfaces contaminées, les aliments ou l’eau. Dans un espace fermé où des milliers de personnes partagent restaurants, piscines, casinos, cabines et d’autres espaces communs, une seule contamination peut rapidement provoquer une propagation massive. Les longues traversées, les systèmes de ventilation communs et le renouvellement constant des passagers compliquent également le contrôle des foyers épidémiques.
Le programme américain de surveillance sanitaire des navires (Vessel Sanitation Program) a enregistré quatre épisodes en 2026, deux liés au norovirus et deux à E. coli.
« Le service de restauration joue un rôle important dans ce risque. Les buffets, les ustensiles partagés et le fait que de nombreuses personnes touchent les mêmes surfaces facilitent la propagation des virus », écrivait Vikram Niranjan, maître de conférences en santé publique à l’université de Limerick, en Irlande, dans une tribune publiée sur le site The Conversation.
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