Course effrénée sans supervision ou parcours strictement encadré, la rémunération « stratosphérique » d’au moins 1.000 milliards de dollars promise à Elon Musk, patron de Tesla, fait débat depuis son annonce en septembre mais elle nécessite encore l’accord des actionnaires jeudi en assemblée générale.
Jusqu’au dernier moment, partisans et opposants à ce pactole ont tenté de rallier d’autres actionnaires à leur cause.
Le groupe a multiplié les messages pour sensibiliser sur l’importance de ce rendez-vous annuel, à partir de 15H00 locales (21H00 GMT) à Austin (Texas) avec diffusion en direct sur internet.
« Trois résolutions sont cruciales pour l’avenir de Tesla », martèle-t-il, relayé par Elon Musk à chaque opportunité et par la présidente du conseil d’administration Robyn Denholm, entre autres.
« Tesla n’est pas dirigé par un patron ordinaire. Elon est un visionnaire (…), qui a accompli des révolutions industrielles et des transformations réussies de nombreuses entreprises pionnières à plusieurs milliards de dollars », affirme le groupe.
Raison pour laquelle, d’après ses partisans, il mérite ce plan de rémunération qui vise aussi à le convaincre de rester aux commandes de Tesla.
Ce « pay package », d’une durée de dix ans, est constitué de douze tranches fixant des seuils financiers et opérationnels déclenchant, dans certaines conditions, l’octroi d’actions à Elon Musk.
La tranche finale prévoit notamment une capitalisation boursière de 8.500 milliards de dollars – à peine plus de 1.000 milliards lors de l’annonce le 5 septembre – ou encore la vente de vingt millions de véhicules – il a fabriqué en juin son huit millionième véhicule.
S’il coche toutes les cases et dans les temps impartis, Elon Musk pourrait recevoir jusqu’à 12% du capital actuel supplémentaire.
Au 12 septembre, après l’acquisition de 2,57 millions de titres, il détenait plus de 413 millions d’actions placées dans un trust (environ 12,4% du capital).
– Quelques milliards de plus –
Il a aussi reçu en août 96 millions d’actions, détenues directement, dans le cadre du plan de rémunération pluriannuel de 2018, retoqué deux fois en justice et soumis pour la troisième fois à l’AG.
Déjà homme le plus riche du monde avec un patrimoine estimé mercredi à 500 milliards de dollars, il pourrait alors détenir entre 25% et 29% de Tesla.
« La participation qu’il détient déjà (…) devrait normalement être une motivation suffisante pour susciter sa performance », considère Thomas DiNapoli, trésorier de l’Etat de New York et gestionnaire du fonds de pension des fonctionnaires de l’Etat.











