samedi, janvier 31
La tentative du Lensois Florian Thauvin (maillot jaune) est repoussée par le gardien havrais, Lionel Mpasi, au stade Bollaert-Delelis, à Lens, le 30 jenvier 2026.

Moins d’une semaine après avoir vu sa série de huit victoires d’affilée en Ligue 1 s’arrêter brutalement avec une défaite à Marseille (1-3), le Racing Club de Lens a rebondi en battant Le Havre (1-0), vendredi 30 janvier soir au stade Bollaert, pour reprendre provisoirement la première place de Ligue 1 au Paris Saint-Germain, en ouverture de la 20e journée.

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La désillusion au Vélodrome samedi dernier n’aura donc pas marqué le début d’un essoufflement tant redouté par le public lensois. Sur sa pelouse, le club du bassin minier a rejoué l’intense partition qui lui permet de réussir une saison bien au-delà des attentes. Le voilà donc de nouveau au sommet du championnat avec 46 points, soit un de plus que le club de la capitale, qui se déplace à Strasbourg dimanche soir.

Ce succès face à l’un des mal classés du championnat (15e, 20 points) tient en partie aux choix de l’entraîneur lensois, Pierre Sage, qui, toujours privé de son roc défensif Samson Baidoo, a cette fois choisi de décaler Ismaëlo Ganiou dans l’axe de sa défense à trois et de la compléter, à droite, par le jeune Kyllian Antonio. Ainsi, Matthieu Udol et Ruben Aguilar ont pu être alignés aux postes de pistons, respectivement à gauche et à droite.

Manque d’efficacité offensive

Dans sa position préférentielle, le premier a été très actif, débordant souvent pour offrir des centres à ses coéquipiers, jusqu’à trouver Aguilar, lui-même, au second poteau, qui a inscrit le seul but du match juste avant la mi-temps (45 + 1). Le latéral de 32 ans a concrétisé la nette domination des siens lors du premier acte où Florian Thauvin, moins en vue ces dernières semaines, a beaucoup tenté avec plus ou moins de réussite. Tout au long de la rencontre, l’international français a été un détonateur du jeu lensois, parfois avec des gestes de grande classe – petit pont (24e) ou sombrero (90e) – qui ont fait rugir Bollaert.

Mais les joueurs de l’Artois ont souvent péché dans la finition, que ce soit par Thauvin ou Malang Sarr (31e), Udol (36e), Mamadou Sangaré (45e), Wesley Saïd (90e) et Kyllian Antonio (90 + 4).

Après une entame convaincante – axe de progression ciblé par Pierre Sage au vu des retards à l’allumage ces derniers temps –, les Artésiens ont baissé de pied en deuxième période, laissant les Havrais espérer. Mais lorsqu’ils ont fait preuve d’adresse, les Normands ont buté sur le gardien Robin Risser, auteur de deux arrêts déterminants pour repousser une reprise de la tête d’Arouna Sangante (55e) et une frappe d’Issa Soumaré (62e).

A 21 ans, Risser a ainsi rappelé qu’il est aussi l’un des grands artisans de la superbe saison lensoise, pour rassurer une défense encore plus jeune que lui avec Ganiou (20 ans) et Antonio (18 ans).

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« Je ne pense pas qu’on se batte sur du long terme avec le PSG », a tempéré Pierre Sage, heureux néanmoins de « mettre la pression » sur le club parisien. « On est simplement dans l’idée de construire quelque chose de très positif pour nous, et on se rend compte, dans la manière dont on a joué ce soir, qu’il y a encore de la marge », a-t-il ajouté.

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Le Monde avec AFP

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