mardi, janvier 20

Renault confirme un projet avec Turgis Gaillard pour créer une filière française de fabrication de drones militaires

Renault a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP), lundi, que « la démarche se concrétisait » pour créer une filière française de fabrication de drones militaires, « avec un projet en partenariat avec Turgis Gaillard », après une information de presse sur ce futur contrat et le choix de deux usines françaises.

Le magazine L’Usine nouvelle écrit que Renault va fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans (Sarthe) et de Cléon (Seine-Maritime), en collaboration avec l’entreprise de défense française Turgis Gaillard ; un contrat potentiel de 1 milliard d’euros sur dix ans.

Turgis Gaillard, forte de 400 salariés, produit des systèmes de défense et a lancé récemment un drone de combat. Renault précise que ce partenariat sera placé sous l’égide de la direction générale de l’armement.

Le constructeur automobile avait été contacté l’an dernier par le ministère des armées, ainsi que par d’autres industriels, notamment pour fabriquer des drones.

« Sollicité par le ministère des armées français, Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones, a rappelé Renault à l’AFP. Renault Group dispose en effet d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais. »

Le groupe n’a, en revanche, pas commenté l’information de LUsine nouvelle sur les sites concernés, expliquant que les organisations syndicales de salariés devaient en avoir la primeur.

En juin 2024, Sébastien Lecornu, alors ministre de la défense, avait évoqué « un partenariat complètement inédit où une grande entreprise produisant des voitures françaises » allait « s’allier avec une PME de défense française pour armer des lignes de production en Ukraine pour être capables de produire des drones ». En septembre, Renault avait précisé à ses salariés qu’il n’avait pas pour objectif de devenir « un acteur majeur de la défense » et ne s’engagerait que si le projet avait « un impact positif sur l’activité » en France sans affecter sa capacité d’investissement dans son cœur de métier, l’automobile.

Le ministère des armées visait la fabrication de drones à une échelle de « plusieurs milliers en quelques mois », avait expliqué au début de 2025 le délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva.

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