jeudi, février 5

L’économie russe pourrait atteindre « un point de non-retour » en 2026, estime l’envoyé de l’UE pour les sanctions

« Je pense que les sanctions ont eu un impact significatif sur l’économie russe », déclare David O’Sullivan, envoyé spécial de l’Union européenne pour ce volet, dans un entretien accordé au Guardian.

« Il se pourrait qu’en 2026 nous atteignions un point de non-retour, car l’économie russe a été profondément faussée par le développement de l’économie de guerre, au détriment de l’économie civile. Je pense que défier les lois de la gravité économique ne peut durer indéfiniment », poursuit-il, alors qu’un 20e train de sanctions est en préparation à Bruxelles.

L’UE est, selon lui, parvenue à enrayer en partie la réexportation de composants essentiels à la fabrication d’armes via l’Asie centrale, le Caucase, la Turquie, la Serbie, les Emirats arabes unis ou la Malaisie, qui était davantage le fait d’entreprises motivées par le profit que d’acteurs étatiques, mais la Chine « apporte clairement son soutien à la Russie, même si ce n’est pas sous la forme de livraisons directes de matériel militaire », déplore le diplomate irlandais.

Plusieurs dirigeants européens ont fait part de cette préoccupation à Pékin, mais « la réponse est toujours la même : “Circulez, il n’y a rien à voir. Nous ne savons pas de quoi vous parlez. Nous ne voyons aucun problème” », ajoute-t-il.

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