Lors du congrès en Russie, le parti au pouvoir doit présenter les grandes lignes de son programme et la liste de ses candidats, après des primaires internes organisées au printemps. Une question domine : qui conduira la liste fédérale du parti lors du scrutin législatif ? Plusieurs noms circulent : Dmitri Medvedev, ancien président russe, Sergueï Sobianine, le maire de Moscou, ou encore le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Un autre scénario intrigue les observateurs : celui d’une implication directe de Vladimir Poutine. Son porte-parole n’a pas exclu sa présence dimanche au congrès. Le parti s’est longtemps appuyé avec prudence sur son affiliation avec le chef de l’État ; cette proximité pourrait désormais devenir centrale.
Guerre en Ukraine, hausse des prix, baisse de la popularité du parti…
Mais, à moins de trois mois de l’élection, Russie unie ne dispose toujours pas d’un programme clair. La campagne s’ouvre donc à l’aveugle, où l’image du président pourrait servir de principal repère pour les électeurs.
Le contexte est tendu. Selon le média indépendant russe Meduza, le Kremlin redoute une campagne difficile : fatigue de la population face à la guerre en Ukraine, hausse des prix, baisse de popularité du parti… Certains responsables auraient même évoqué un possible report du scrutin. Pour l’instant, le Kremlin affirme maintenir les élections à la Douma du 18 au 20 septembre.
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