dimanche, avril 12

  • Des élections législatives cruciales se déroulaient ce dimanche en Hongrie.
  • Le Premier ministre sortant Viktor Orban a appelé son opposant Peter Magyar et reconnu sa défaite.
  • Sur X, Emmanuel Macron salue une victoire « pour la Hongrie en Europe ».

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Hongrie : des législatives risquées pour Viktor Orban

Séisme politique en Hongrie. « Le Premier ministre Viktor Orban vient de m’appeler pour nous féliciter de notre victoire », écrit le chef de l’opposition Peter Magyar sur Facebook, au soir d’élections législatives qui ont atteint un taux record de participation de près de 78%. « Les résultats des élections, bien que non encore définitifs, sont clairs. Pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n’avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner », a déclaré pour sa part le dirigeant nationaliste lors d’un bref discours à son QG de campagne, ajoutant avoir « félicité le parti vainqueur ».

En amont des élections législatives, les sondages des instituts indépendants prédisaient une très large victoire du parti Tisza du conservateur pro-européen Peter Magyar. En deux ans, ce novice en politique est parvenu à construire un mouvement d’opposition capable de faire de l’ombre au Premier ministre nationaliste au pouvoir depuis 16 ans et dont la popularité a décliné au même rythme que la croissance du pays.

Dans un message posté sur X, le président français Emmanuel Macron félicite Peter Magyar et salue une victoire « pour la Hongrie en Europe ».« Ce soir, le coeur de l’Europe bat plus fort en Hongrie », a réagi sur X la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. À travers ce vote, « un pays a repris son chemin européen », estime-t-elle.

Dans son programme, Peter Magyar proposait d’améliorer les services publics comme la santé et l’éducation, dans un état lamentable, et de lutter contre la corruption qui « est partout ». Il a également esquissé une politique étrangère pro-occidentale, affirmant qu’il s’efforcerait de faire de la Hongrie un allié fiable de l’Otan et un membre loyal de l’Union européenne même s’il est opposé à une intégration rapide de son pays. En revanche comme Orban, il refuse l’envoi d’armes à l’Ukraine même s’il ne partage pas sa rhétorique hostile envers Kiev.

J.V.

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