samedi, février 7
Un plongeur récolte des éponges sur un écosystème corallien au rocher du Diamant, au large de la Martinique, en janvier 2026.

De grosses bulles d’air, venues des profondeurs, surgissent des flots indigo de la mer des Caraïbes. « Ils ne vont plus tarder », dit Philippe Thélamon, agent du service opération du Parc naturel marin de Martinique (PNMM), à bord du bateau de l’Office français de la biodiversité qu’il pilote en ce samedi matin de la fin janvier. Trois plongeurs émergent peu après, se hissent à bord de l’embarcation et placent leur butin dans une glacière : des éprouvettes contenant des organismes marins prélevés aux abords de la caye d’Olbian, haut-fond rocheux prisé des adeptes de plongée sous-marine, non loin du rocher du Diamant, îlot volcanique à l’allure inhospitalière, emblématique du sud de la Martinique.

« Nous avons recueilli 13 échantillons d’éponges appartenant à six espèces différentes », dit Thierry Pérez, directeur de recherche au CNRS. Parmi les spécimens collectés, « il y a peut-être deux nouvelles espèces », espère-t-il. L’affable chercheur, spécialiste en écologie marine à l’université d’Aix-Marseille, conduit une équipe d’une douzaine de spécialistes sur l’île des Antilles dans le cadre du programme Atlasea. Objectif de ce projet copiloté par le CNRS : séquencer le génome de 4 500 espèces végétales et animales présentes dans les eaux territoriales françaises d’ici à 2030, dont une partie est d’ores et déjà menacée par le réchauffement climatique.

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