Les éleveurs bovins ne veulent pas être la vache à lait des industriels de l’agroalimentaire. La colère monte dans leurs rangs et ils menacent de l’exprimer plus ouvertement. Quitte à s’éloigner de leurs troupeaux, pour grossir les troupes des agriculteurs mobilisés sur le territoire depuis plus d’un mois. La baisse du prix du lait fait bouillir les éleveurs.

« Inacceptable », lancent la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) et les Jeunes agriculteurs, dans un communiqué commun publié jeudi 15 janvier pour dénoncer « la baisse annoncée du prix du lait ». Coup de corne de brume des éleveurs bovins inquiets de retomber dans le pot au noir. « En janvier, il a manqué 50 euros la tonne chez Lactalis, Savencia et Agrial. Le prix du lait est passé de 470 à 420 euros les 1 000 litres, affirme Yohann Barbe, président de la FNPL. Après deux années, 2024 et 2025, où les producteurs laitiers ont été correctement rémunérés, là, tout à coup, patatras. La chute est d’autant plus rude que les éleveurs ont investi pour moderniser leurs outils. »
En moyenne, sur les onze premiers mois de l’année 2025, le prix du lait conventionnel, primes incluses et toutes entreprises et coopératives confondues, a frôlé les 500 euros la tonne, à 496 euros, selon les données publiées jeudi 15 janvier par FranceAgriMer. En progression de 6,4 % sur un an. A ce prix, la collecte de lait de vache français a progressé de 5,9 % en novembre 2025. Un sursaut quasi inédit.
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