samedi, janvier 17

Les éleveurs bovins ne veulent pas être la vache à lait des industriels de l’agroalimentaire. La colère monte dans leurs rangs et ils menacent de l’exprimer plus ouvertement. Quitte à s’éloigner de leurs troupeaux, pour grossir les troupes des agriculteurs mobilisés sur le territoire depuis plus d’un mois. La baisse du prix du lait fait bouillir les éleveurs.

Un agriculteur déverse un seau de lait sur la vitrine du siège de Lidl, lors d’une manifestation, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), le 15 janvier 2026.

« Inacceptable », lancent la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) et les Jeunes agriculteurs, dans un communiqué commun publié jeudi 15 janvier pour dénoncer « la baisse annoncée du prix du lait ». Coup de corne de brume des éleveurs bovins inquiets de retomber dans le pot au noir. « En janvier, il a manqué 50 euros la tonne chez Lactalis, Savencia et Agrial. Le prix du lait est passé de 470 à 420 euros les 1 000 litres, affirme Yohann Barbe, président de la FNPL. Après deux années, 2024 et 2025, où les producteurs laitiers ont été correctement rémunérés, là, tout à coup, patatras. La chute est d’autant plus rude que les éleveurs ont investi pour moderniser leurs outils. »

En moyenne, sur les onze premiers mois de l’année 2025, le prix du lait conventionnel, primes incluses et toutes entreprises et coopératives confondues, a frôlé les 500 euros la tonne, à 496 euros, selon les données publiées jeudi 15 janvier par FranceAgriMer. En progression de 6,4 % sur un an. A ce prix, la collecte de lait de vache français a progressé de 5,9 % en novembre 2025. Un sursaut quasi inédit.

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