
Le tableau de chasse du rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République) n’aurait pas été complet s’il n’avait pu y épingler la présentatrice du « 20 heures » de France 2.
Plus de deux heures et demie durant, lundi 2 février dans la matinée, accompagnée des rédacteurs en chef Hugo Plagnard et Julien Duperray, Léa Salamé s’est donc pliée à l’exercice du témoignage sous serment. Aussi décontractée que s’il s’était agi d’une promenade de santé, la journaliste n’avait pas prévu de jouer le rôle de la proie. Quelles qu’aient été les tensions autour d’elle, aucune question ne l’aura crucifiée.
D’abord, sans doute, parce que la méthode d’interrogatoire du député ciottiste n’a plus rien pour surprendre ses interlocuteurs. Puisqu’il a pour principe de fouiller les parcours, personnels et politiques, des auditionnés dans le but revendiqué de débusquer ce qu’il considère être des conflits d’intérêts cachés, le principal reproche susceptible d’être adressé à Léa Salamé était attendu : la journaliste partage la vie du député européen Raphaël Glucksmann, fondateur du parti pro-européen et écologiste Place publique, potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2027.
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