lundi, janvier 19

Il y a eu trop de larmes, ce soir-là, à Rabat. D’abord, une pluie abondante, presque brutale, comme si le ciel de la cité royale déversait sa propre peine. Celles des Marocains, bien sûr, brisés à une poussière de secondes de remporter une deuxième étoile, chez eux. Le « rêve » absolu pour tout un peuple, désormais inconsolable, voire « dégoûté », ont lâché certains, dans les travées glaciales du stade Moulay-Abdellah. Et, enfin, celles des Sénégalais, immenses, libératrices, héroïques. Dimanche 18 janvier, dans une finale de Coupe d’Afrique des nations (CAN) – aussi sensationnelle que chaotique –, les Lions de la Teranga ont terrassé d’autres Lions, venus de l’Atlas (1-0), sur leur territoire.

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Cette 35ᵉ édition du prestigieux tournoi devait proposer à l’Afrique – et au monde – une dernière danse, tendue et vibrante, entre les deux meilleures équipes du continent : le Sénégal et le Maroc. On n’imaginait pas assister à un spectacle aussi désolant et inédit dans l’histoire du football africain. Que s’est-il passé ? Alors que les deux équipes bataillent dans un temps additionnel interminable, le virtuose marocain Brahim Diaz, sans éclat jusque-là, se plaint d’une faute dans la surface sénégalaise.

Les images sont formelles : le défenseur El Hadji Malick Diouf l’agrippe et le met au sol (90e + 6). L’ailier du Real Madrid obtient un penalty après visionnage de l’assistance vidéo (VAR) de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ngambo Ndala. Pour les joueurs sénégalais, c’en est trop : quelques minutes plus tôt, ce même arbitre avait annulé leur but salvateur pour un accrochage qu’ils estiment non vérifié par la VAR, sur Achraf Hakimi.

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