
Danièle n’est pas du genre à se laisser aller. A 79 ans, elle monte et descend plusieurs fois par jour les escaliers du petit immeuble bordelais où elle vit. Cette ancienne pharmacienne fait de la randonnée, du vélo et un tas d’autres choses. Elle revient justement de Lot-et-Garonne où elle est partie marcher. On s’installe sur sa petite terrasse, sous un ciel clément. Ces derniers mois, il lui est arrivé une « aventure extraordinaire ».
L’enfance
Danièle est née le 1er avril 1946 à Strasbourg. Une date qui a son importance, mais elle ne le sait pas encore. Deuxième d’une fratrie de quatre enfants, elle grandit auprès de son père, gardien de la paix, et de sa mère, femme au foyer. « Une belle jeunesse », résume-t-elle. Dans les années 1960, après des études de pharmacie, elle passe son diplôme en hématologie. Ce qui lui permet de tilter lorsque, au hasard de la lecture d’analyses de sang de ses parents, elle découvre une sacrée anomalie. Leur groupe sanguin est O tandis que le sien est A. Or, deux O ne peuvent avoir qu’un enfant du même groupe sanguin. Qui donc lui a transmis ce A ?
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