mercredi, janvier 21
Ayaz et Samid, dans le documentaire « Le Retour du projectionniste », d’Orkhan Aghazadeh.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’aventure de la réouverture d’une salle et l’énergie que déploie un groupe de cinéphiles pour réhabiliter le grand écran ont nourri beaucoup de scénarios. Citons le nostalgique Cinema Paradiso (1988), de l’Italien Giuseppe Tornatore, le magique Talking About Trees (2019), du Soudanais Suhaib Gasmelbari, le somptueux Goodbye Dragon Inn (2004), du Taïwanais Tsai Ming-liang, ou encore l’indéchiffrable et passionnant road-movie La Grâce (2024), du Russe Ilya Povolotsky.

Le Retour du projectionniste trouve son chemin de crête dans l’épure d’un portrait de villageois, en évitant le piège du feel-good movie. Tourné en Azerbaïdjan, à la frontière avec l’Iran, le premier long-métrage documentaire de l’Azerbaïdjanais Orkhan Aghazadeh, né en 1988, scrute le rêve de deux hommes : Samid, ancien réparateur de télévisions, et Ayaz, étudiant et apprenti cinéaste, s’activent pour remettre en marche un vieux projecteur. Samid, autrefois projectionniste, cherche à retrouver ces moments merveilleux, il y a plus de trente ans, lorsque tout le village affluait devant une toile blanche. C’est loin, c’est du passé, les jeunes n’ont jamais connu ça et s’en passent très bien.

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