jeudi, janvier 8
Le réalisateur hongrois Béla Tarr, à Barcelone (Espagne), le 9 janvier 2024.

Auteur d’une œuvre hors norme, le réalisateur hongrois Béla Tarr est mort à 70 ans, a annoncé le réalisateur Bence Fliegauf à l’agence de presse nationale MTI au nom de la famille Tarr.

Le maître du cinéma hongrois, mort à la suite d’une longue maladie, est connu pour son œuvre souvent sombre, dont Satantango (1994), une fresque de sept heures sur l’effondrement du communisme en Europe de l’Est et son déclin matériel et spirituel, adapté du roman du lauréat du Prix Nobel de littérature Laszlo Krasznahorkai, son collaborateur régulier.

Ses films étaient portés de bout en bout par un même regard pessimiste sur la condition humaine et une foi jubilatoire dans les puissances du cinéma. Encensés de longue date par Gus Van Sant, par Susan Sontag, ses films restent mal connus en France.

Avant 2003, date à laquelle Les Harmonies Werckmeister ont trouvé un distributeur, aucun de ses films n’était sorti en salles. Satantango, film fleuve et chef-d’œuvre de l’auteur, a suivi, ainsi que Damnation (2005) et L’Homme de Londres (2008). Son dernier film, Le Cheval de Turin, sorti en 2011, avait reçu l’Ours d’argent au Festival de Berlin.

La même année, le Centre Pompidou, à Paris, avait organisé une rétrospective de son œuvre en même temps que paraissait un livre de Jacques Rancière, Béla Tarr, le temps d’après, aux éditions Capricci.

Lire aussi : Béla Tarr : « La véritable damnation, c’est la solitude absolue »

Le Monde avec AFP

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