samedi, janvier 17
A$AP Rocky, à New-York, en 2024.

Vendredi 16 janvier, 21 heures. Trois cent cinquante jeunes fans du rappeur A$AP Rocky sont installés dans les confortables fauteuils d’un cinéma de la place Clichy, dans le 18e arrondissement de Paris. Le collectif Mino, qui les a invités, leur fait écouter en son immersif le quatrième album très attendu du New-Yorkais, Don’t Be Dumb. Leur leitmotiv : « La musique ne se consomme pas, elle se vit. »

Pour illustrer la musique sur le grand écran, la maison de disques du rappeur a fourni les clips et les « visualisers ». Soit de petites vidéos d’A$AP Rocky, rappant et dansant dans différentes tenues : bigoudis roses sur la tête, mégaphone en main ou vêtu d’un costume et d’un imperméable beige.

L’Américain, en couple avec la popstar Rihanna et père de ses trois enfants, n’avait pas sorti de disque depuis huit ans. Celui qui définissait le style du nouveau rap new-yorkais dans les années 2010 était accaparé par la mode – il est ambassadeur de la maison Chanel depuis décembre 2025 –, le cinéma – il a joué dans If I Had Legs I’d Kick You de Mary Bronstein (2025, inédit en France) ou Highest 2 Lowest de Spike Lee (2025, sur Apple TV +) – et ses démêlés judiciaires. En février 2021, il avait brandi une arme, un accessoire de film, sur un ancien ami et risquait vingt ans de prison ; il a été acquitté en février 2025.

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