jeudi, mars 5
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, avec des membres de la Confédération paysanne, lors du Salon de l’agriculture, à Paris, le 23 février 2026.

La rupture, c’est maintenant ? L’enchaînement de polémiques signées Jean-Luc Mélenchon depuis la mi-février a précipité les autres partis de gauche à se prononcer sur d’éventuelles alliances avec La France insoumise (LFI) à l’aube des élections municipales. Perdre des villes ou des élections plutôt que de s’allier avec LFI, c’est la question – périlleuse politiquement – qui n’a de cesse d’être posée aux dirigeants du Parti socialiste (PS), de Place publique, des Ecologistes ou encore du Parti communiste français.

Le mouvement de Raphaël Glucksmann a donné le « la ». Place publique a ainsi fait le ménage dans ses rangs, retirant son soutien à ses candidats investis si ceux-ci étaient aux côtés d’« insoumis » dans les listes aux municipales. La manœuvre, peu coûteuse électoralement pour un si jeune mouvement qui ne compte que 150 candidatures, ne concerne qu’une poignée de militants. Une vingtaine tout au plus, selon la direction, a vu le soutien de Place publique disparaître. A Beauvais, son représentant local Guillaume Cervantes, présent sur une liste d’union de la gauche allant jusqu’à LFI et menée par Roxane Lundy (Génération. s), a été mis au ban.

Il vous reste 77.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version