vendredi, janvier 30
Des étudiants serbes et des habitants de Belgrade protestent contre le projet de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, de démolir l’ancien quartier général de l’armée yougoslave et d’y construire un hôtel de luxe. Les manifestants ont écrit sur une pancarte : « Nous n’abandonnerons pas ». A Belgrade, le 11 novembre 2025.

Pour beaucoup de dirigeants autoritaires de la planète, la meilleure façon d’attirer la bienveillance de Donald Trump est d’appâter son entourage avec des bonnes opportunités de business. Mais cette diplomatie du conflit d’intérêts ne marche pas systématiquement, comme le montre le cas de la Serbie et du projet immobilier avorté de Jared Kushner, le gendre du président américain, à Belgrade.

Lundi 15 décembre, Affinity Partners, le fonds d’investissement de M. Kushner, a annoncé au Wall Street Journal « se retirer pour le moment » de son gigantesque et très contesté projet de restructuration du site de l’ancien QG de l’armée yougoslave. Planté en plein cœur de la capitale serbe, ce bâtiment, laissé à l’abandon depuis qu’il a été partiellement détruit dans les bombardements menés par l’OTAN en 1999, devait être transformé en une immense « Trump Tower » comprenant des appartements et un hôtel de luxe.

« Les projets importants devraient unir plutôt que diviser », a juste déclaré le fonds d’investissement pour expliquer cette annulation. Le projet était très contesté en Serbie, en particulier par le mouvement étudiant anticorruption qui agite ce pays de 6,5 millions d’habitants depuis novembre 2024. Plusieurs manifestations ont été organisées devant le site pour protester contre le président serbe, Aleksandar Vucic, accusé de vouloir « vendre le patrimoine culturel », ce bâtiment symbolisant pour beaucoup de nationalistes serbes le traumatisme des guerres perdues des années 1990.

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