mardi, février 3
Au zoo de Beauval, à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), le 9 juillet 2020.

C’était la solution de la dernière chance qui aurait pu mettre tout le monde d’accord pour accueillir les derniers dauphins encore en captivité en France. Alors qu’aucune solution viable ne semble se profiler pour la vingtaine de cétacés détenus dans des parcs de l’Hexagone, et particulièrement pour les 12 dauphins et deux orques de Marineland, à Antibes (Alpes-Maritimes), fermé au public depuis janvier, le zoo de Beauval (Loir-et-Cher) proposait, début septembre, de créer des bassins et des lagons pour accueillir de 20 à 25 dauphins issus de delphinariums européens. Mais ce projet de « centre d’études » ouvert au public, soutenu par le gouvernement et initialement accueilli par les associations de protection animale comme « la moins pire des solutions », dans l’attente que des sanctuaires en mer soient opérationnels, fait désormais l’objet de vives critiques.

Mardi 18 novembre, 15 associations, parmi lesquelles la Société protectrice des animaux (SPA), One Voice, C’est Assez !, la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation droit animal, éthique et sciences, dénoncent dans un communiqué commun un complexe qui « pérenniserait l’exploitation commerciale des dauphins captifs » et s’apparenterait à un « delphinarium de luxe ». De façon inédite, ce communiqué est également cosigné par l’ancien député Loïc Dombreval (ex-La République en marche, désormais Horizons), corapporteur de la loi de 2021 visant à lutter contre les maltraitances animales, qui avait interdit les spectacles de cétacés.

Il vous reste 72.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version