- Dans « Le 13H à vos côtés », le JT de TF1 vous accompagne face aux problèmes du quotidien.
- Au menu du jour, la question d’Agathe, habitante de la Seine-et-Marne, à propos de sa robe de mariée abîmée au pressing.
- Valentin Dépret lui répond sur le plateau de Marie-Sophie Lacarrau.
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Le 13H à vos côtés
Agathe, qui habite Melun, en Seine-et-Marne, a confié sa robe de mariée à un pressing, mais ce dernier l’aurait détériorée et a perdu le collier assorti. Il propose 60 euros de dédommagement alors que les réparations sont évaluées à plus de 500 euros. Quels recours ?
La règle est claire : un pressing est présumé responsable des dégradations, autrement dit il est toujours en faute… sauf s’il prouve le contraire. Cela peut être par exemple si le pressing avait émis des réserves au moment du dépôt, vous savez lors de l’inspection si on vous a dit : attention le tissu de la robe ou du costume est fragile, il y a un risque de déchirure, là vous étiez prévenu. Et puis si les instructions de lavage sur l’étiquette comportaient une erreur, une mauvaise température, c’est vrai que c’est piégeux.
Dans le cas d’Agathe, pas de contestation, le pressing a très vite reconnu son erreur avec ce geste commercial de 60 euros, mais c’est insuffisant pour Agathe. Pour trancher le litige, il existe un barème de la profession, très précis, avec pour chaque vêtement ce que pouvez obtenir. Par exemple, 49 euros le pull en laine. Pour un costume 2 pièces, ça peut monter à 239 euros, et il y a même la fameuse robe de mariée, c’est entre 300 et 450 euros d’indemnisation.
Agathe peut donc réclamer entre 300 et 450 euros quel que soit le prix réel de sa robe ? Non, c’est un barème indicatif, ça dépend du prix d’achat de la robe, d’ailleurs si elle est beaucoup plus chère, Agathe peut présenter une facture bien sûr. Il y a aussi un coefficient de vétusté qui s’applique. Mais l’avantage pour elle, c’est que pour les tenues de mariage, vous pouvez demander une indemnisation pour le préjudice moral. Cela parce qu’il y a souvent une valeur sentimentale très forte, la robe d’Agathe est en quelque sorte irremplaçable, ça peut être pris en compte.
Si le pressing estime qu’il n’est pas totalement responsable, s’il y a toujours un doute, la robe de mariée peut être envoyée et analysée au Centre technique de la teinturerie et du nettoyage, près de Lyon. Des experts peuvent confirmer ou non la faute du pressing, bon le problème c’est qu’Agathe ici a déjà fait réparer la robe, c’est trop tard. Donc dans son cas, le mieux est de solliciter un médiateur ou un conciliateur de justice pour trouver un compromis, cela afin d’éviter une procédure judiciaire.
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