- François Bayrou s’est confié à LCI, ce mardi 31 mars.
- L’ancien Premier ministre et maire de Pau a partagé sa « peine » d’avoir été battu aux élections municipales du 22 mars.
- Il est aussi revenu sur son départ de Matignon.
Moins de deux semaines après sa déroute électorale, François Bayrou était l’invité de LCI, ce mardi 31 mars. L’ancien Premier ministre et ancien maire de Pau, battu dans les urnes le 22 mars à la surprise générale, s’est confié sur le goût amer que lui a laissé cette défaite. « Je ne vais pas vous dire que c’était une partie de plaisir. Le plus difficile a été l’échec à Pau, c’est une ville à qui j’ai donné toutes les heures de toutes mes journées, même quand j’étais à Matignon. Tous les jours, j’avais une liaison »
, s’est souvenu celui qui a quitté le fauteuil de maire de Pau pour le céder à Jérôme Marbot, opposant socialiste depuis 2014.
Pas de regrets à Matignon
« Ça a été une peine et comment en serait-il autrement, quand vous tenez de toutes vos fibres à une communauté. Et que tout à coup, une situation triangulaire [intervient] : pour les uns je n’étais pas assez à droite, pour les autres je n’étais pas assez à gauche »
, a poursuivi François Bayrou, qui a tenu à mettre en avant la « transformation incroyable »
de la ville qu’il a dirigée pendant douze ans : « Qu’elle était méconnue et sans doute inconnue et qu’elle est devenue première dans tous les classements. C’est un rayonnement incroyable ».
Après une comparaison avec l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, qui « gagne la guerre tout seul »
et voit, le premier, arriver le péril nazi avec Hitler, François Bayrou a ensuite raconté son départ de Matignon. « Je n’ai pas perdu Matignon »,
a-t-il réfuté en revenant sur le rejet du vote de confiance qui l’a contraint à la démission de son gouvernement, en septembre 2025. « J’ai voulu cette épreuve de vérité. Ça faisait un demi-siècle que cette situation s’aggravait : les finances publiques, la démographie, la pauvreté. »
François Bayrou y est revenu quelques minutes plus tard, insistant de nouveau sur son absence de regrets : « J’ai voulu ce moment-là et je l’ai voulu avec une conviction : le pays est dans une situation telle qu’il est impossible de le redresser sans l’adhésion des Français et des forces politiques. »
Tout en reconnaissant l’habileté de Sébastien Lecornu dans les négociations avec les forces politiques, François Bayrou n’a pu s’empêcher d’indiquer qu’il n’aurait « jamais signé pour l’abandon de la réforme des retraites ».
Dans son discours de politique générale en octobre dernier, le Premier ministre actuel avait annoncé la suspension de la réforme tant décriée par l’opposition et les syndicats.




