lundi, mars 23

Les prix du pétrole ont chuté après la déclaration du président américain Donald Trump, selon laquelle Washington avait « reporté de cinq jours toute frappe militaire contre les centrales électriques iraniennes et les infrastructures énergétiques ».

Cela intervient après que Trump a averti ce week-end que les États-Unis « anéantiraient » les centrales électriques iraniennes si Téhéran n’ouvrait pas complètement le détroit d’Ormuz sous 48 heures, poussant les autorités iraniennes à prévenir qu’elles riposteraient à toute attaque de ce type par des frappes contre des installations énergétiques et de dessalement dans la région.

Trump a indiqué sur les réseaux sociaux, lundi, que les États-Unis avaient eu « des discussions productives » avec l’Iran au cours du week-end « en vue d’un règlement complet et total de nos hostilités au Moyen-Orient ».

Le président américain a également laissé entendre que les discussions se poursuivraient toute la semaine.

Les principaux indices boursiers européens, ouverts dans le rouge lundi, sont repartis à la hausse après ces déclarations : le DAX à Francfort a bondi de plus de 2,4 %, le FTSE à Londres a pris 0,4 % et le CAC 40 à Paris a gagné près de 1,7 %.

Plus tôt dans la journée de lundi, les marchés boursiers européens comme asiatiques avaient accusé de fortes baisses, les contrats à terme sur l’or reculaient de 8 % et les prix du pétrole brut continuaient de grimper sur fond d’incertitudes accrues au Moyen-Orient.

Après les déclarations de Trump, le baril de pétrole brut de référence américain est repassé sous les 91 dollars, contre plus de 100 dollars auparavant. Le Brent, référence mondiale, a cédé environ 10 % et s’échangeait à près de 104 dollars le baril en début de matinée en Europe, contre plus de 113 dollars plus tôt.

Le prix du Brent a récemment fait le yo-yo, passant d’environ 70 dollars le baril avant le début de la guerre à un pic de 119,50 dollars.

Plus tôt lundi, l’Agence internationale de l’énergie a mis en garde contre une « menace majeure, majeure » pesant sur l’économie mondiale en raison de la guerre en Iran, précisant qu’au moins 40 infrastructures énergétiques réparties dans neuf pays avaient été endommagées.

Related

En Europe, les contrats à terme de référence sur le gaz naturel sont tombés sous 57 € par MWh, contre 60 € à l’ouverture.

En Asie, les Bourses ont clôturé en nette baisse, pénalisées par l’incertitude entourant la crise au Moyen-Orient : l’indice de référence Nikkei 225 au Japon a chuté de 3,5 %. À Taïwan, le Taiex a perdu 2,5 %, le Kospi sud-coréen a reculé de 6,5 %, le Hang Seng hongkongais a lâché 3,8 % et le Shanghai Composite a cédé 3,6 %.

La flambée des prix du pétrole, qui avait également ébranlé les marchés actions vendredi, a douché les espoirs d’une prochaine baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, selon les analystes.

Avant la guerre, les opérateurs misaient sur au moins deux baisses de taux de la Fed cette année. Les banques centrales de l’UE, du Japon et du Royaume-Uni ont également maintenu récemment leurs taux inchangés.

Vendredi, le S&P 500 a perdu 1,5 %, signant une quatrième semaine consécutive de repli, sa plus longue série de ce type depuis un an.

Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 443 points, soit 1 %, et le Nasdaq Composite a chuté de 2 %.

À Wall Street, environ trois actions sur quatre composant le S&P 500 ont terminé en baisse vendredi.

Les valeurs de petites capitalisations, plus sensibles à la hausse des taux d’intérêt que leurs grandes rivales, ont mené la baisse. L’indice Russell 2000 des petites valeurs a décroché de 2,3 %, la plus forte baisse du marché.

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a terminé la semaine dernière en nette hausse, à 4,38 % vendredi, contre 4,25 % jeudi soir et seulement 3,97 % avant le début de la guerre.

Le rendement des bons du Trésor à deux ans, plus étroitement lié aux anticipations de politique monétaire de la Fed, est monté à 3,88 %, contre 3,79 %.

Sur le marché des changes, le dollar a perdu du terrain face à l’euro après les déclarations de Trump : un euro s’échangeait à 1,1582 dollar, la livre progressait de 0,3 % à 1,3380 dollar, tandis qu’un dollar valait 158,75 yens en début d’après-midi en Europe.

Sur les autres marchés, l’or se négociait à 4 398 dollars après ces annonces, en baisse de près de 4 %.

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [feedback-articles-fr@euronews.com].

Share.
Exit mobile version