Après quelle somme de dégâts cumulés le baril de pétrole pourrait-il franchir le seuil symbolique de 100 dollars ? La question hantait les analystes depuis le début de l’offensive israélo-américaine en Iran. Au dixième jour d’un conflit qui embrase désormais tout le Moyen-Orient, et alors que les puissances pétrolières de la région commencent à réduire leur production, ce scénario est désormais une réalité.
A l’ouverture des marchés asiatiques, lundi 9 mars, le baril de Brent, référence mondiale, a franchi ce plafond pour la première fois depuis près de quatre ans, s’établissant à 111 dollars (96 euros). Le WTI, la référence américaine, est monté jusqu’au même niveau, soit une hausse de 60 % depuis le début de l’offensive, du jamais-vu en un laps de temps aussi court. Un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des Etats-Unis et du monde », a aussitôt réagi Donald Trump sur son réseau Truth Social, assurant que les cours allaient « rapidement chuter lorsque la destruction de la menace nucléaire iranienne sera[it] achevée ».
Durant les premiers jours de la guerre, les traders ont fait leurs comptes et cherché à se rassurer : le marché était surapprovisionné en or noir, les réserves stratégiques des grands pays consommateurs étaient bien remplies. Qui plus est, les frappes sur l’Iran étaient anticipées et Téhéran n’avait guère intérêt à bloquer longtemps le détroit d’Ormuz, cet étroit couloir maritime bordant ses côtes, crucial pour écouler sa production comme celle des autres pays du golfe Persique.
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